Retard du chantier de l'amphithéâtre : Labeaume à bout de patience

Le maire Labeaume s'inquiète des retards dans le dossier de l'amphithéâtre. Le maire Labeaume s'inquiète des retards dans le dossier de l'amphithéâtre.

Le maire de Québec commence à sérieusement s'impatienter de la lenteur avec laquelle l'Autorité des marchés financiers (AMF) traite le dossier du Groupe ADF de Terrebonne. L'entreprise chargée de construire la structure d'acier de l'amphithéâtre de Québec n'a toujours pas reçu le feu vert de l'AMF et le chantier de l'amphithéâtre a maintenant une semaine de retard.

Le maire a la ferme intention de prendre les choses en main s'il n'obtient pas une réponse de l'AMF d'ici mercredi. « Il n'y a pas de plan B. Il faut hurler, il faut taper sur la table parce qu'il faut que les gens nous entendent. Dans ces affaires-là, il faut être au-dessus de la pile et je ne suis pas sûr qu'on soit au-dessus de la pile, puis ça me fatigue. »

Le maire Labeaume envisage également d'aborder la question, cette semaine, avec la ministre et députée de la circonscription de Taschereau Agnès Maltais, ainsi qu'avec son homologue aux Affaires municipales, Sylvain Gaudreault.

Pour sa part, le chef de la direction financière d'ADF, Jean-François Boursier, confirme que la compagnie n'a toujours pas reçu de nouvelles de l'AMF.« J'espère que ce sera pour les prochains jours », indique-t-il.

En vertu de la Loi sur l'intégrité des contrats publics, tous les contrats de plus de 40 millions de dollars nécessitent désormais l'approbation de l'AMF.

Taxes municipales

Le maire a également profité de la séance du conseil municipal de lundi pour nuancer ses propos au sujet de la ferme ancestrale de la famille Proteau, dont le compte de taxes a grimpé de 1000 %.

Le maire Labeaume, qui avait qualifié cette hausse d'équitable, affirme maintenant qu'il ignorait que les propriétaires de la terre l'exploitaient encore. Il s'est d'ailleurs engagé à rencontrer l'UPA pour trouver une solution.

En ce qui concerne la taxation des commerçants, la Ville attend toujours les résultats des simulations qui permettraient à la municipalité d'établir trois taux de taxation commerciale.

Le maire rencontrera le Service de l'évaluation foncière et le Service des revenues de la Ville de Québec à cette fin mardi.

De leur côté, les commerçants préfèrent attendre de connaitre le montant de leurs nouvelles taxes foncières, qui leur parviendra dans deux semaines, pour réagir.