Vivre avec les conséquences de la méningite

Jérôme Nolet-Demers vit avec les conséquences de la méningite

Un jeune homme de 19 ans de Saint-Étienne-de-Lauzon voit d'un oeil particulier les tristes événements qui se sont produits au cours des derniers jours à Lévis. Jérôme Nolet-Demers, qui a été foudroyé par la méningite l'an dernier, se dit très touché par la mort de deux bambins, qui ont succombé à la méningite.

Jérôme Nolet-Demers a survécu à l'infection l'an dernier, mais il a dû faire un choix difficile qui aura des répercussions pour le reste de ses jours : il a dû être amputé aux quatre membres. « En dedans de 24 h, c'était fait, j'étais à l'hôpital puis il fallait qu'ils me sauvent », raconte-t-il.

Jérôme Nolet-Demers ne regrette aucunement le choix qu'il a fait. « Moi, je préférais me faire amputer et vivre comme ça que de ne plus vivre pantoute », dit-il.

Après 30 opérations, une centaine de transfusions sanguines et près de six mois passés à l'hôpital, Jérôme Nolet-Demers apprend à vivre avec son nouveau corps. Et il n'est pas question pour lui de s'apitoyer sur son sort. « La question que je me suis le plus posée, c'est pourquoi moi? Je n'ai toujours pas la réponse, mais ce n'est pas plus grave que ça », philosophe-t-il.

Aujourd'hui, Jérôme Nolet-Demers surmonte les épreuves une à une et croque plus que jamais dans la vie. Le jeune homme de 19 ans prévoit d'ailleurs retourner à l'école et voyager en Europe avec des amis. « Les gens s'imposent des limites, parce qu'ils ont un handicap, mais moi je ne vois pas ça comme ça. C'est plus comme un défi d'être capable de faire des choses quand même », résume-t-il.

Il s'est même acheté une voiture. « C'est mes chums qui vont chauffer, mais c'est mon char pareil. Moi, je suis ben content de pouvoir embarquer là-dedans », dit-il en riant.

L'adolescent est très touché par la mort des deux bambins survenue cette semaine. « Je trouve ça plate qu'il y ait eu des décès, quand ils auraient pu vivre, peut-être comme ça, mais ils auraient bien vécu quand même. Ça me fait un petit quelque chose », raconte-t-il.

Le père de Jérome, François Le père de Jérome, François

Soutien familial

Si Jérôme Nolet-Demers demeure si positif dans sa vie de tous les jours, c'est en grande partie grâce à ses parents qui le soutiennent.

Depuis un an, sa mère est avec lui tous les jours. De son côté, son père, François Nolet, ne cesse d'être impressionné par le courage de son garçon. Il estime que Jérôme lui apprend une leçon de vie tous les jours.

« Malgré le fait que mon gars a 19 ans, j'en ai 48, c'est lui qui m'a éduqué. C'est lui qui m'a montré : "Regarde, la vie se passe de même, t'as ça à vivre, j'ai ça à vivre : apprends!" », lance-t-il.