Le vélo hivernal ne fait pas l'unanimité chez les usagers de la route

Le vélo hivernal ne fait pas l'unanimité à Québec

Une vingtaine de cyclistes ont pris d'assaut les rues de Québec pendant 24 h, samedi et dimanche, afin de promouvoir le vélo pendant la saison hivernale. Action citoyenne à vélo, l'organisme qui a mis sur pied l'activité, voulait démontrer qu'il est possible de faire de pratiquer ce sport toute l'année, mais cette pratique ne fait pas encore l'unanimité auprès des différents usagers de la route.

Selon l'organisme Vélo Québec, 50 000 cyclistes pratiquent le vélo pendant la saison froide. C'est le cas de Julien Normand. « Chaque fois que j'embarque sur mon vélo, je me sens vivant. L'air frais, le mouvement de liberté qu'apporte le vélo, je le retrouve autant en hiver que l'été », dit-il.

Selon Action citoyenne à vélo, les infrastructures doivent être améliorées à Québec pendant l'hiver. L'été, les pistes cyclables sont nombreuses, mais l'hiver, elles se font plus rares.

« Lorsqu'il y a des pistes dédiées pour les vélos, il y a plus de gens qui les utilisent, ils se sentent plus sécuritaires. Plus il y a de cyclistes, plus il y a un partage et une adaptation qui se fait entre cyclistes et automobilistes », plaide Christian DesAlliers d'Action citoyenne à vélo.

Garry Tweddez, chauffeur au RTC Garry Tweddez, chauffeur au RTC

Cohabitation difficile

La cohabitation entre cyclistes et usagers de la route pendant la saison hivernale est cependant loin d'être complètement acquise à Québec, notamment auprès de certains chauffeurs d'autobus du Réseau de transport de la Capitale (RTC).

« Pour nous, chauffeurs d'autobus urbains, c'est très dangereux », affirme Garry Tweddez, chauffeur au RTC. « Ça nous complique la vie légèrement, surtout sur René-Lévesque et le chemin Sainte-Foy, puis surtout ceux qu'on rencontre à contresens aussi », ajoute-t-il.

Marcel Drolet, automobiliste, estime aussi que le comportement des cyclistes pendant l'hiver peut être dangereux. « Surtout quand les rues ne sont pas dégagées à la grandeur [...] À ce moment, s'ils glissent, ça peut être très dangereux », dit-il.