Les commissions scolaires dénoncent les propos de Marie Malavoy

Josée Bouchard, présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec Josée Bouchard, présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec

La Fédération des commissions scolaires du Québec réagit vivement aux propos de la ministre de l'Éducation qui suggère aux commissions scolaires de hausser les taxes pour faire face à des compressions imposées de 200 millions de dollars.

La ministre de l'Éducation Marie Malavoy a rappelé, mercredi, aux commissions scolaires qu'elles ont deux choix pour faire face à un déficit budgétaire : augmenter les taxes scolaires ou réduire leurs dépenses.

La présidente de la Fédération, Josée Bouchard, est choquée de la position de la ministre. « Oui, c'est une option, mais en même temps ça n'a pas de bon sens de faire monter outrageusement le compte de taxes des contribuables. On est dans une révision du rôle de l'évaluation municipale cette année et pour les contribuables ça pourrait représenter une augmentation très substantielle », dit-elle.

Mme Bouchard est bien consciente qu'une hausse des taxes serait bien mal vue par les contribuables, dans un contexte où l'existence même des commissions scolaires est remise en question. « Si j'étais paranoïaque, je me demanderais si le gouvernement n'est pas en train de s'organiser pour qu'effectivement la population veuille encore plus l'abolition des commissions scolaires », lance Josée Bouchard.

Mme Bouchard trouve aussi inacceptable que des commissions scolaires n'aient pas le choix de réduire certains services aux étudiants pour combler leur déficit. Les administrateurs des commissions scolaires ont jusqu'au 30 juin pour trouver des solutions aux compressions budgétaires.

À titre d'exemple, à la Commission scolaire des Premières-Seigneuries à Québec les coupes atteindront 18 millions de dollars. Ce montant s'ajoute aux compressions budgétaires de 8 millions de dollars réalisées au cours des deux dernières années.

Certaines commissions scolaires envisagent déjà de refiler une partie de la facture aux citoyens.