« Chacun sa job » : le maire réplique à Françoise Mercure

« Chacun sa job » : le maire réplique à Françoise Mercure

Les membres du comité exécutif de la Ville de Québec sont piqués au vif par les propos de la nouvelle présidente de la Commission de la capitale nationale (CCNQ), Françoise Mercure, qu'ils accusent de vouloir s'immiscer dans les affaires de la Ville.

Le maire de Québec a tenu à remettre les pendules à l'heure, à la suite d'une entrevue accordée par la présidente de la CCNQ au quotidien Le Soleil.

Dans la publication parue mercredi matin, Françoise Mercure affirme notamment le désir de la CCNQ d'être plus présente sur le terrain et de renforcer son « leadership » dans l'aménagement de la capitale.

Selon Régis Labeaune, son intention est louable, mais n'a pas lieu d'être.

« Je pense que la Ville fait une "job" pas si mal, alors ça va aller pour le ­­­­"leadership". On va continuer à l'assumer, qu'ils essaient donc juste un peu d'aider », a-t-il lancé, d'entrée de jeu.

Le maire a d'ailleurs relevé un passage de l'article dans lequel Françoise Mercure dit vouloir faire progresser le projet de construction d'un sentier qui relierait le domaine Cataraqui et le parc du Bois-de-Coulonge.

Le vice-président du comité exécutif, François Picard, défend que la Ville travaille déjà depuis plusieurs années sur ce dossier. « En 2009, on a octroyé un contrat pour acheter le boisée Montferrand, qui est au pied de la falaise justement pour s'assurer d'avoir tous les terrains requis pour aménager la falaise. L'église Saint-Michel de Sillery, tout le parterre a été aménagé aux frais de la Ville de Québec. C'est le dossier de la Ville de Québec. Le sentier est important pour nous. Oui, ils peuvent collaborer, mais à ce jour, ils n'ont pas mis un sou ».

La présidente de la Commission de la capitale nationale, Françoise Mercure La présidente de la Commission de la capitale nationale, Françoise Mercure

De la même façon, le maire demande à Mme Mercure de ne pas se mêler du dossier des nouvelles casernes, qui font présentement l'objet de discussions entre la ministre responsable de la région Agnès Maltais et lui.

« On demande deux choses à Mme Mercure : augmenter le plus possible le budget de la Commission de la capitale nationale [qui a été amputé de 450 000 $] et livrer le plus rapidement possible Samuel-de-Champlain phase trois. Le reste, on s'en occupe à la Ville de Québec. On veut juste qu'elle comprenne que chacun sa "job" dans la vie », a lancé le maire Labeaume.

Ce dernier a également tenu à rappeler que le prédécesseur de Mme Mercure, Jacques Langlois, avait fait un excellent travail.

De son côté, la ministre responsable de la région Agnès Maltais tente de calmer le jeu et rappelle le maire à l'ordre. « Le maire de Québec a un caractère bouillant et il se met parfois lui-même dans l'eau chaude de façon inutile, et c'est vraiment le cas cette fois-ci. Mme Mercure a exprimé le mandat que je lui ai donné », a-t-elle précisé.

Régis Labeaume doit rencontrer Françoise Mercure vendredi.