Dur revers pour les retraités de l'usine Stadacona

Usine Stadacona à Québec Usine Stadacona à Québec

Les retraités de Papiers White Birch encaissent un dur coup avec la décision rendue par la Cour suprême dans la cause opposant l'entreprise Indalex, en Ontario, et ses retraités. Le plus haut tribunal au pays statue qu'en cas de faillite, les retraités ne peuvent être considérés comme des créanciers prioritaires.

La Cour suprême vient ainsi invalider une décision rendue par la Cour d'appel de l'Ontario favorable aux retraités d'Indalex, un fabricant d'aluminium, qui faisait d'eux des créanciers prioritaires à la suite de la faillite de l'entreprise en 2009.

Le président du Regroupement des retraités de l'usine Stadacona, Gilles Bédard, est très déçu de cette décision. Il suivait le dossier de près et considère qu'il s'agit d'un retour à la case départ pour les retraités. « C'est catastrophique pour nous. Les revenus de retraite, c'est tout l'argent des travailleurs, c'est du salaire différé et de l'investissement qu'on place là. Lorsqu'il y a faillite, on n'a plus absolument aucune protection », déplore-t-il.

M. Bédard n'a pas l'intention d'en rester là. Malgré ce revers, le Regroupement des retraités de l'usine Stadacona promet de continuer à faire pression pour une modification de la loi fédérale sur les faillites. « C'est une situation inacceptable dans un pays comme le Canada que des gens qui préparent leur retraite toute leur vie voient leurs efforts anéantis. Il faut qu'ils soient protégés. »

Les revenus des 600 retraités de l'usine Stadacona ont été amputés de 47 % depuis décembre en raison des conditions imposées pour la relance de Papiers White Birch.

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