Des données encourageantes sur le suicide

Le reportage d'Olivier Lemieux

Le taux de suicide des Québécois continue de baisser, selon de nouvelles données de l'Institut national de santé publique du Québec. Résultat : le Québec n'a plus le pire taux de suicide des provinces canadiennes. La région de Québec se démarque elle aussi à l'échelle provinciale.

Entre 2008 et 2010, le taux de suicide au Québec a diminué de près de 6 %. La province figure maintenant au quatrième rang au pays. Le suicide fait maintenant plus de victimes en Saskatchewan, au Manitoba et en Nouvelle-Écosse.

La situation s'est aussi nettement améliorée dans la région de Québec. Le nombre de suicides par tranche de 100 000 habitants est passé de 125 à près de 100, ce qui représente une diminution de 20 % entre 2008 et 2010. C'est la plus forte baisse dans la province après l'Abitibi-Témiscamingue.

« Y a maintenant un sentiment d'appartenance plus fort que jamais à Québec. C'est un facteur de protection important pour toute personne qui vit une situation difficile. Quand vous appartenez à quelque chose, quand vous appartenez à un groupe, vous êtes plus fort », estime le directeur de l'Association québécoise de prévention du suicide, Bruno Marchand.

Les efforts de prévention semblent aussi porter fruit. Depuis 3 ans, un suivi étroit des personnes admises à l'hôpital est effectué après une tentative de suicide. C'est une façon d'accélérer leur prise en charge par des intervenants spécialisés et de diminuer les risques de récidive.

« Le fait qu'il n'y a pas de délais, le fait qu'il y a un filet, c'est un des facteurs contributifs à l'amélioration des services en prévention de suicide », explique Linda Poirier, directrice générale du Centre de prévention du suicide de Québec.

Toutefois, même si les données sont encourageantes, la bataille est loin d'être gagnée. Un peu plus de mille Québécois se sont enlevé la vie en 2010. C'est environ trois personnes par jour.

Les données de l'Institut national de santé publique révèlent aussi que les hommes de 40 à 50 ans demeurent les plus susceptibles de vouloir mettre fin à leurs jours. Aussi, même si le taux de suicide a diminué chez les 10 à 30 ans, cette cause de mortalité demeure l'une des plus importantes pour ce groupe d'âge.

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