Forces canadiennes : les femmes peu attirées par les métiers de combat

Forces canadiennes : Les femmes peu attirées par les métiers de combat

Même si les Forces canadiennes permettent aux femmes d'accéder à des postes dans les unités de combat depuis 1989, elles représentent toujours une minorité dans ces unités et le recrutement demeure un défi.

Une stratégie publicitaire nationale est d'ailleurs déployée depuis deux ans pour recruter des femmes dans les métiers de combat.

À l'heure actuelle, la Force régulière est composée de femmes dans une proportion de 14 % et seulement 2,4 % des postes de combat sont occupés par des femmes. Une seule femme fait partie du Régiment d'Opérations spéciales du Canada.

Au Québec, en 2011, deux femmes ont été recrutées chez les artilleurs. Une femme l'a été au sein du régiment blindé, mais aucune ne l'a été parmi les fantassins.

Par ailleurs, plusieurs se questionnent sur les conditions de travail dans l'armée. Une récente étude démontre que les femmes militaires sont plus susceptibles que leurs confrères masculins de souffrir de dépression, de trouble de stress post-traumatique et d'idées suicidaires.

Aux États-Unis, le secrétaire à la Défense, Leon Panetta, a annoncé jeudi la fin de l'interdiction qui empêchait les femmes d'accéder officiellement à des postes dans les unités de combat.

Rappel des faits

Un tribunal de la Commission des droits de la personne a ordonné il y a près de 15 ans aux Forces canadiennes d'intégrer les femmes dans la plupart des métiers de combat.

En 2004, les Forces canadiennes ont décidé de permettre aux femmes d'accéder à tous les métiers de combat, et ce, sans exception. À l'époque, 9 % des membres des Forces canadiennes étaient des femmes et les espoirs étaient grands de voir ce chiffre augmenter.

Depuis ce temps, le Canada fait partie des pays qui n'imposent aucune restriction aux femmes, comme la Belgique et les Pays-Bas.