Complot pour meurtre à Québec : les trois adolescents détenus à la maison

École secondaire Le Sommet

Les trois adolescents de l'école secondaire Le Sommet de Charlesbourg, qui sont accusés de complot pour meurtre, peuvent retourner chez eux, mais ils ne sont pas libres au sens de la loi.

La juge Judith Landry de la Chambre de la jeunesse exige que les trois jeunes de 14, 15 et 16 ans soient détenus à la maison sous la supervision de leurs parents.

Cette forme de détention est une disposition particulière réservée aux mineurs. « En quelque sorte, ce sont leurs parents qui deviennent leurs gardiens. Ils doivent les dénoncer à la moindre condition qui est enfreinte », explique Me Fabien Jean, l'avocat d'un des jeunes accusés.

La juge les oblige à respecter plusieurs conditions. Les trois adolescents devront notamment se trouver à leur résidence en tout temps, sauf pour aller à l'école. Ils pourront quitter la maison seulement s'ils sont accompagnés d'un adulte. Ils ne pourront utiliser leurs ordinateurs ou naviguer sur internet que pour des raisons scolaires et sous la supervision d'un adulte.

La Cour leur interdit également de communiquer entre eux et de se retrouver sur les terrains de l'école secondaire Le Sommet. Les trois élèves doivent donc se trouver une nouvelle école.

Avec cette décision, la juge veut envoyer un message clair sur la gravité des accusations. Pour l'avocat de la défense, il s'agit d'une demi-victoire. « On aurait voulu qu'ils soient remis en liberté et sans condition », a indiqué l'avocat.

Les trois adolescents, deux garçons et une fille, ont été accusés la semaine dernière d'avoir publié des menaces de mort à l'endroit d'élèves et de membres du personnel de l'école Le Sommet sur les réseaux sociaux. Les jeunes auraient élaboré un plan détaillé pour s'en prendre aux personnes visées. Ils ont plaidé non coupables aux accusations.

Les trois accusés reviendront devant le tribunal au mois de mars.