La Maison Emmanuel en quête de dons pour l'achat d'une nouvelle caravane

La Maison Emmanuel lance un cri du coeur

L'organisme communautaire sans but lucratif la Maison Emmanuel, voué aux jeunes de la rue, doit mettre fin temporairement à certains de ses services, faute d'argent.

Après plusieurs années de loyaux services, le véhicule de la Maison Emmanuel qui transportait repas et vêtements destinés aux jeunes de la rue a rendu l'âme et l'organisme est toujours à la recherche de dons pour l'achat de son prochain motorisé.

Privé de son seul moyen de transport, l'organisme ne peut donc plus distribuer repas et vêtements. « Je crie au secours là! C'est pour ça que je fais des démarches en ce moment. Je dirais aussi à mes jeunes patience », lance Murielle Sophye Boutin, cofondatrice de la Maison Emmanuel.

Murielle Sophye Boutin, cofondatrice de la Maison Emmanuel Murielle Sophye Boutin, cofondatrice de la Maison Emmanuel

En huit ans d'existence, la Maison Emmanuel a nourri et vêtu des centaines de personnes, dont Martine Ménard. « Ils m'ont aidé beaucoup dans le passé en vêtement en nourriture [...] Manger un sandwich, un café, une soupe chaude, c'est toujours intéressant quand tu meurs de faim », raconte Mme Ménard, qui agit comme bénévole au sein de l'organisme.

Jimmy Campeau a également eu recours aux services de la Maison Emmanuel. Après avoir vécu dans la rue, il vit maintenant dans son propre appartement. Il est devenu à son tour bénévole. « Ils m'ont hébergé pendant six mois, parce que j'étais à la rue avec mon chien, personne ne tolérait le chien dans le logement [...] Ils m'ont aidé à trouver un appartement », raconte-t-il.

Dûment enregistrée comme organisme de charité, la Maison Emmanuel figure parmi les 3000 ressources communautaires de Centraide Québec. Contrairement à beaucoup d'autres organismes, la Maison Emmanuel ne vit que de dons privés.

« On n'a pas voulu demander de subventions, parce que comme on a une origine catholique, il faut enlever tout ce qui est d'origine religieuse dans les organismes qu'ils aident. Donc, nous autres, on tient à notre identité », explique Mme Boutin.

L'organisme espère que son cri du coeur sera entendu.

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