Trois ans de prison pour l'ex-bras droit de Vincent Lacroix

Le reportage de Yannick Bergeron
3 ans de prison pour l'ex-bras droit de Vincent Lacroix du scandale Norbourg

L'ancien bras droit de Vincent Lacroix, Éric Asselin, prend le chemin de la prison après avoir plaidé coupable de faillite frauduleuse au palais de justice de Québec.

L'homme de 42 ans de Québec a été condamné à trois ans de pénitencier. En décembre dernier, il avait été accusé de fraude à la suite d'une faillite qui remonte à 2007.

L'enquête de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a démontré qu'Asselin a commis une fraude de près d'un million de dollars en utilisant notamment des membres de sa famille comme prête-noms. Il a aussi caché des revenus et différentes sommes d'argent à ses créanciers.

« Dans le cas d'achat d'immeuble, par exemple, il a utilisé un de ses frères comme prête-nom. Dans le cas d'une compagnie qu'il a créée et dont il ne déclarait pas ses revenus au syndic, il a utilisé un autre frère. Il a aussi "réhypothéqué" sa résidence qui était déjà payée ce qui lui a permis de prendre cet argent et de le cacher à l'abri de ses créanciers », explique la procureure de la Couronne, Me Olga Nunes.

En juillet 2009, des huissiers avaient découvert 115 000 $ en argent liquide caché dans le coffret de sûreté d'une banque. Une voiture de 45 000 $ avait également été saisie à la suite d'une perquisition à sa résidence et à celle de sa mère.

Le syndic cherche toujours à récupérer 600 000 $.

Un joueur-clé du scandale Norbourg

Selon le journaliste et auteur de livre Autopsie du scandale Norbourg, Yvon Laprade, Éric Asselin a été un joueur-clé dans le détournement des 130 millions de dollars appartenant à plus de 9000 investisseurs.

Ancien vérificateur à la Commission des valeurs mobilières du Québec, Éric Asselin est entré chez Norbourg en mars 2002, à titre de vice-président aux finances.

« Il était aussi le stratège de Norbourg en terme de décision. Il jouait double jeu, c'était le pivot totalement indispensable à Vincent Lacroix », relate-t-il.

Il est devenu délateur peu avant la mise au jour des activités frauduleuses de Norbourg. Éric Asselin a signé des ententes avec la GRC et l'Autorité des marchés financiers, évitant ainsi les poursuites.