Le maire va trop loin, selon le président des cols blancs

Jean Gagnon, président du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec Jean Gagnon, président du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec.

Les relations tendues entre le maire Régis Labeaume et le président du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec (SFMQ) pourraient amener de nouveau les deux hommes devant les tribunaux. Jean Gagnon met en demeure le maire de Québec de s'excuser d'avoir évoqué sa vie privée.

Lorsqu'il a été appelé à réagir à des accusations de Jean Gagnon,le maire de Québec a rappelé ses problèmes de santé dans une entrevue aux journalistes, jeudi. « J'adore M. Gagnon. Mais il est toujours au bout de sa chaîne. Le problème est qu'il va retourner en burn-out. Au bout de sa chaîne de même, ça n'a pas de bon sens », a lancé Régis Labeaume.

Le président du SFMQ a réagi au lendemain de cette déclaration. Il estime que le maire est allé trop loin. « C'est de l'atteinte à la vie de Jean Gagnon et non pas du président. Il est rendu dans la vie privée de Jean Gagnon. Ça ne passe pas », a commenté le président du syndicat, qui est en retour progressif après quelques mois d'absence.

« On parle de code d'éthique à la Ville de Québec. Le code d'éthique s'applique à qui? Il n'y a pas un employé qui pourrait dire une affaire de même sans se faire sacrer dehors de la Ville. Mais lui, parce qu'il est le maire, il a droit à tout? Ça ne peut pas marcher comme ça », a ajouté M. Gagnon.

Régis Labeaume était appelé à réagir à une déclaration de Jean Gagnon, qui a affirmé plus tôt cette semaine que le maire mentait à la population lorsqu'il dit que les tables de mortalité concernant les régimes de retraite des employés municipaux sont désuètes et ne représentent pas la réalité. Jean Gagnon soutient que ces tables de mortalité sont utilisées par 95 % des actuaires au Québec.

En après-midi, vendredi, le porte-parole du maire, Paul-Christian Nolin, a affirmé que M. Labeaume allait s'excuser.

Jean Gagnon a dit qu'il va prendre la période des Fêtes pour réfléchir à la possibilité d'engager des poursuites contre le maire.