Les dirigeants de l'Institut québécois d'ébénisterie défendent leur administration

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Les administrateurs de l'Institut québécois d'ébénisterie comprennent mal la sortie des étudiants, plus tôt cette semaine, qui réclament la démission des membres du conseil d'administration et de la directrice générale de l'établissement.

Les étudiants et le personnel dénoncent le mauvais état et la désuétude des outils. Certains professeurs affirment qu'ils doivent même fournir leur propre matériel pour que les étudiants puissent terminer leurs projets. Ils ont également fait savoir que depuis quatre ans, des enseignants versent 10 % de leur salaire pour la relance de l'école d'ébénisterie, et ce, sans savoir où va l'argent.

À ce sujet, le président de l'Institut, Jocelyn Bigras, apporte une nuance importante. En 2008, dit-il, l'école avait un déficit accumulé de 140 000 $ sur un budget annuel de 600 000 $. Vu l'importance du déficit, la direction a demandé au personnel d'accepter une réduction de salaire, ce qui faisait partie d'un plan de redressement.

M. Bigras ajoute que les enseignants devraient être remboursés quand l'école sera en mesure de le faire. Dans ce contexte, dit-il, il est normal que les outils soient un peu moins récents.

La gestion est transparente, assure le président de l'Institut

D'autre part, les étudiants et les enseignants affirment qu'il y a un manque de transparence dans la gestion financière de l'établissement.

Son président se défend. Jocelyn Bigras répète que l'école a un important déficit accumulé à combler et que c'est pour cette raison qu'il y a moins de dépenses pour les outils. Il assure que la gestion de l'école d'ébénisterie se fait selon les règles de l'art.

Il affirme que les états financiers ont toujours été adoptés à l'unanimité et assure que la gestion est transparente. Des mesures ont aussi été prises pour répondre aux inquiétudes et aux questions des élèves et des enseignants. À partir de janvier, un comité qui sera formé conjointement par le syndicat et l'administration reverra toutes les pratiques et les façons de faire à l'école.

« Il y a une question qui a été posée par le représentant syndical : "Est-ce qu'on va pouvoir regarder tous les sujets? " La réponse a été oui », a-t-il souligné.

De plus, un autre comité sera mis sur pied pour étudier la question de la rétention des élèves parce que sur une cohorte de 28, seulement 3 ont obtenu leur diplôme l'an dernier.

La réunion du conseil d'administration qui devait avoir lieu cette semaine a été remise à janvier. Jocelyn Bigras souhaite se retirer pour des raisons personnelles. Un nouveau président sera nommé.

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