Projet de loi déposé pour les retraités de la White Birch

La ministre Agnès Maltais a déposé vendredi le projet de loi 15 visant à permettre « l'établissement de régimes de retraite à prestations cibles ». La ministre Agnès Maltais a déposé vendredi le projet de loi 15 visant à permettre « l'établissement de régimes de retraite à prestations cibles ».

La ministre du Travail, Agnès Maltais, a déposé vendredi son projet de loi spéciale à l'Assemblée nationale visant à créer un nouveau régime de retraite pour les employés de l'usine Papiers White Birch.

Le projet de loi 15 mettra en place les conditions nécessaires pour que l'entreprise injecte les 35 millions promis pour limiter les pertes des retraités. Les anciens travailleurs de la papetière seraient alors assurés de recevoir 70 % de leurs prestations plutôt que 53 % seulement.

« Il est temps que ça bouge. » — Agnès Maltais, ministre du Travail

« Je sais qu'on leur a promis 70 %. Ils n'ont que 53 %. Alors, je dépose une loi pour pousser le patron à verser son 35 millions. (...) Le projet de loi est rétroactif alors aussitôt que ce sera déposé, la Régie des rentes leur versera ce qui leur est dû jusqu'à une hauteur de 70 % », a déclaré vendredi la ministre du Travail.

Agnès Maltais a aussi indiqué que le syndicat et l'employeur devront s'entendre sur les détails du nouveau régime. « J'invite le patron et le syndicat à s'asseoir au plus tôt, car ce sont les retraités qui en paient le prix. »

Lors de l'annonce de la relance de l'usine Stadacona, cet été, le syndicat et le gouvernement ont garanti aux retraités que leurs prestations de retraite ne seraient pas diminuées de plus de 30 %. Dès le 1er décembre, la diminution des revenus des retraités atteindra pourtant 47 %, ce qu'ils déplorent vivement.

Le président du Regroupement des retraités de Papiers White Birch, Gilles Bédard, se réjouit du projet de loi, mais reste prudent. « Nous avons rencontré des gens qui nous ont dit jamais vous n'aurez en dessous de 70 %. J'avais confiance que tout était en place au printemps et je me ramasse déçu. On est sceptiques ».

Selon M. Bédard, le dossier a toutefois traîné. « Les mécanismes n'ont pas été mis en place pour ce qu'il soit créé le nouveau régime. Qui devait faire ça? Le gouvernement, le syndicat? »

Libéraux et péquistes se relancent la balle

Le porte-parole de l'opposition officielle pour la région de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, rappelle que les libéraux sont intervenus afin que les deux parties concluent une entente.

« Depuis le 4 septembre, c'est un nouveau gouvernement en place et c'est au nouveau gouvernement de mettre les mesures pour respecter l'entente », a déclaré Sam Hamad.

La ministre du Travail réplique avoir agi concrètement avec le projet de loi 15. « Je le fais tout de suite parce qu'il est temps que ça bouge », dit Mme Maltais.

Le projet de loi devrait être adopté d'ici la période des Fêtes. Les partis d'opposition ont déjà indiqué leur intention de l'appuyer.