Chantier Davie: un investisseur demandera jeudi une enquête policière

Chantier Davie: un investisseur demandera jeudi une enquête policière

Un des investisseurs rejetés dans le processus de la vente de la Davie déposera jeudi une plainte à la division des crimes économiques de la Sûreté du Québec.

Ronald Carré de Marine Industries Plus soutient qu'il y a eu des irrégularités dans les multiples faillites de la Davie.

Il avait déposé une offre pour acheter le chantier maritime en septembre, cependant, son offre avait été rejetée dès le début du processus de vente.

M. Carré affirme que des irrégularités se produisent depuis des années au chantier de Lévis. « Je connais des gens qui ont déposé des affidavits blâmant la haute administration de Davie qui était la même durant toutes ces faillites depuis 1995 », soutient-il.

Le président de Marine Industries Plus avoue ne pas détenir toutes les preuves. Cependant, il souhaite que ses discussions prochaines avec la Sûreté du Québec puissent convaincre les policiers à ouvrir une enquête. « J'ai des faits assez quand même traumatisants qui vont normalement leur permettre de regarder de plus près ce qui se passe et puis aussi d'interroger des personnes », affirme-t-il.

Ces allégations de Ronald Carré surviennent quelques jours après qu'un autre acheteur potentiel Michel Juneau Katsuya ait dénoncé la façon de faire lors de la vente récente du chantier Davie de Lévis.

M. Juneau Katsuya envisage de se tourner vers l'Unité permanente anticorruption (UPAC) et éventuellement de s'adresser aux tribunaux. Il affirme notamment que la compagnie britannique Zafiro Marine a été favorisée dans le processus de vente du chantier maritime.

Le propriétaire actuel Upper Lakes a démenti les allégations de Michel Juneau Katsuya, mercredi, en affirmant que le processus de vente s'est déroulé dans les règles.

Par ailleurs, Ronald Carré a aussi approché la Commission Charbonneau pour qu'elle élargisse son mandat à la construction navale et se penche sur les agissements à la Davie. La Commission a refusé, selon M. Carré, préférant prendre tout le temps dont elle dispose pour réaliser le mandat confié par le gouvernement du Québec.