Gabriel Nadeau-Dubois en attente de sa peine

Gabriel Nadeau-Dubois en cour

L'ex-porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, devrait connaître sous peu sa peine pour outrage au tribunal. Le juge Denis Jacques, de la Cour supérieure, a mis la cause en délibéré après avoir entendu les suggestions des deux avocats.

Me Maxime Roy, qui représente le plaignant Jean-François Morasse, suggère l'imposition d'une peine de 30 jours de prison ou 150 heures de travaux communautaires. L'avocat de l'ex-leader étudiant, Me Giuseppe Sciortino, recommande plutôt une absolution pour son client ou une légère amende dans le pire des cas.

Gabriel Nadeau-Dubois croit que le juge tiendra compte du contexte qui régnait lors du conflit étudiant dans le rendu de sa décision. « Ces propos-là, si je les avais tenus quelques jours plus tard, n'auraient pas constitué un outrage au tribunal parce que le pouvoir politique lui-même a reconnu que les injonctions n'étaient pas la manière de régler la crise », a-t-il dit à sa sortie du palais de justice.

Le retour en cour de l'ex-leader étudiant s'est déroulé vendredi matin devant une salle bondée au palais de justice de Québec.

Avant les recommandations des avocats sur la peine, le juge a tenu à faire une mise au point concernant les attaques qui ont fusé sur la place publique, tant du côté de Gabriel Nadeau-Dubois que de celui de Jean-François Morasse, l'étudiant qui a porté plainte pour le non-respect d'une injonction. Il a déploré certains propos tenus sur les réseaux sociaux en rappelant que tous les citoyens étaient protégés par la cour, peu importe les partis.

En matinée, une dizaine de manifestants sont venus appuyer Gabriel Nadeau-Dubois. L'ex-leader étudiant s'est abstenu de tout commentaire à son arrivée au palais de justice.

Rappel des faits

Dans son jugement rendu le 1er novembre dernier, le juge Denis Jacques de la Cour supérieure du Québec a conclu que Gabriel Nadeau-Dubois avait tenu des propos sur les ondes du Réseau de l'Information (RDI) en ayant « l'intention d'inciter les gens à contrevenir aux ordonnances rendues par la cour ».

C'est un étudiant de l'Université Laval, Jean-François Morasse, qui a porté plainte pour non-respect d'une injonction obtenue pour assister à ses cours malgré le conflit étudiant.

Le lendemain du jugement rendu contre lui, Gabriel Nadeau-Dubois a décidé de porter sa condamnation en appel en rappelant que les propos qu'il a tenus n'étaient pas les siens, mais bien ceux de dizaines de milliers de personnes opposées à la hausse des droits de scolarité. L'ex-leader étudiant affirmait ne pas seulement porter la cause en appel pour lui-même, mais aussi pour éviter qu'un précédent soit créé.

Gabriel Nadeau-Dubois est passible d'une peine maximale d'une année de prison, d'une amende pouvant aller jusqu'à 5000 $ ou de travaux communautaires.

L'ex-porte-parole de la CLASSE a lancé un appel à tous pour l'aider à financer ses démarches judiciaires devant les tribunaux. Il aurait ramassé plus de 85 000 $ jusqu'à présent.

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