Enquête de l'UPAC à Québec : une bonne nouvelle, dit le maire Labeaume

Les explications de Pascal Poinlane
L'UPAQ enquête sur un ex-ingénieur à la Ville de Québec, explique Louise Boisvert

Le maire de Québec Régis Labeaume se réjouit de la rapidité avec laquelle l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a acquiescé à la demande de la Ville de Québec d'enquêter sur un de ses anciens employés. L'ingénieur congédié en mars 2009 serait soupçonné de malversation et de favoritisme dans l'octroi de contrats.

C'est une « bonne nouvelle », a dit le maire après avoir appris que des enquêteurs de l'UPAC avaient rencontré mardi matin le directeur général de la Ville au sujet de l'ex-ingénieur.

Le dossier a été confié à l'UPAC aussitôt que la Ville a été mise au courant de ces apparences de malversation et de favoritisme.

Selon une enquête du quotidien Le Soleil, l'ex-ingénieur aurait refilé à certains entrepreneurs des détails techniques concernant des appels d'offres qui n'avaient pas encore été lancés. Des entrepreneurs se seraient également plaints des exigences trop pointues de l'ingénieur, qui auraient eu pour effet d'écarter des fournisseurs.

Michel Tremblay, un associé de l'entreprise de ventilation Contrôles AC, confirme qu'il a déjà eu maille à partir avec l'ingénieur en question. Son entreprise de Saint-Romuald a tenté pendant longtemps de soumissionner pour des contrats à la Ville de Québec, sans succès. « On voulait participer à des soumissions et avec cet ingénieur-là, on a eu de la misère. On ne pouvait pas donner de prix. Dans les plans et devis, notre nom était comme refusé », a raconté M. Tremblay.

L'entrepreneur explique qu'il devait à chaque fois se soumettre à un examen technique complexe pour se qualifier pour les appels d'offres. « On ne passait pas. Une fois qu'il a été parti, c'est sûr que je suis obligé de dire qu'on a réussi à donner des prix par la suite. »

L'exemple de l'amphithéâtre

La Ville de Québec confirme qu'il n'y a aucun lien entre ces allégations et le congédiement de l'ex-ingénieur, qui était en 2009 un employé du service de l'entretien des immeubles. Le maire Labeaume a précisé qu'à l'époque, la Ville n'avait aucune raison de soupçonner un comportement pouvant être lié à la corruption ou à la collusion.

Toujours selon le maire, une telle situation ne risque pas de se produire dans l'octroi des contrats pour l'amphithéâtre. « Le danger est toujours que quelqu'un demande à un fournisseur une pièce tellement précise que tu es sûr que tu vas tomber chez telle compagnie. C'est ça qu'il faut éviter, donc la solution est de poser des questions et comme dans l'amphithéâtre, de s'assurer qu'il n'y a pas juste un matériel qui est nécessaire, mais trois sortes différentes pour éviter ce genre de situation. »

C'est à la suite de questions posées par Le Soleil mardi que la Ville a décidé de transmettre le dossier de l'ex-ingénieur à l'UPAC.

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