Trois gardiens de sécurité de l'Assemblée nationale ont été congédiés pour avoir utilisé une caméra de surveillance à des fins de voyeurisme.
Les gardiens de sécurité ont détourné une caméra de surveillance de la tour du parlement pour épier les ébats de couples qui séjournaient à l'hôtel Hilton, situé tout près. Le congédiement des trois agents a été décidé par le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, il y a un peu plus d'une semaine.
Après analyse de la preuve, le ministère public a toutefois décidé de ne pas porter d'accusations criminelles contre eux. Leur syndicat entend contester les congédiements.
Quatre policiers de la Sûreté du Québec font aussi l'objet d'une enquête interne dans cette affaire. Certains auraient regardé la vidéo et d'autres auraient fermé les yeux sur les agissements de leurs collègues.
Le lieutenant Guy Lapointe, des enquêtes criminelles de la SQ, confirme que cette histoire est prise au sérieux. « Les sanctions prévues peuvent aller d'un avertissement écrit jusqu'au congédiement, en passant par un blâme ou une suspension. »
La Sûreté du Québec refuse de préciser la nature des gestes reprochés aux policiers.
Les quatre agents ne sont plus affectés à la sécurité de l'Assemblée nationale en attendant la fin de l'enquête.