Des retraités pourraient intenter une poursuite contre Papiers White Birch

L'usine Stadacona de Papiers White Birch. L'usine Stadacona de Papiers White Birch (archives)

Les retraités de la papetière White Birch à Québec songent à contester en cour la réduction de leur fonds de pension.

L'entente intervenue entre leur ancien employeur et le syndicat va les priver de 30 % de leurs revenus.

Le dossier est actuellement entre les mains d'un avocat. Une décision pourrait être prise au cours des prochaines semaines.

Le président du Regroupement des employés retraités de l'usine Stadacona, Gilles Bédard, indique que les avocats vérifient s'il y a suffisamment d'éléments pour intenter des poursuites.

« C'est rare qu'on a vu les régimes de retraite se négocier à la baisse sans que les personnes concernées soient impliquées », a-t-il indiqué.

Une intention qui surprend

Le vice-président du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP) pour le Québec, Renaud Gagné, est surpris d'apprendre que le regroupement pourrait intenter une poursuite contre la papetière. Il rappelle que ce dernier s'est engagé à ne pas intenter de recours.

« L'Association des retraités devait se désister et c'est ce qu'ils ont pris comme engagement. [...] Donc moi, j'appelle ça parler des deux côtés de la bouche », a-t-il déclaré.

Renaud Gagné souligne que le syndicat a représenté autant les membres actifs que les retraités durant les négociations avec Papiers White Birch.

Rappelons que l'usine de Papiers White Birch à Québec doit rouvrir ses portes le 2 août. Le gouvernement du Québec, le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP), Papiers White Birch et l'acheteur potentiel Black Diamond sont parvenus à une entente sur un plan d'exploitation.

Cette entente privera les retraités des deux autres usines de Papiers White Birch au Québec de 10 % de leurs revenus. Ces usines sont situées à Rivière-du-Loup et à Gatineau.