Les moniteurs de camps de jour de la Ville de Québec pourront bientôt administrer de l'épinéphrine aux jeunes souffrant d'allergies dont ils ont la garde si la situation le demande.
La Ville compte uniformiser sa politique dans tous les arrondissements afin d'éviter de mettre la vie d'un enfant en danger avant l'arrivée des secours
Selon le responsable des loisirs à la Ville de Québec, Sylvain Légaré, la formation des moniteurs est déjà en cours et elle sera accélérée. « Les moniteurs vont être capables de le faire et ça va être rassurant pour les parents de savoir que le moniteur va être apte à faire ça », affirme-t-il.
Cette nouvelle politique de la Ville sera utile à ceux qui gèrent les camps de vacances, car ils reçoivent de plus en plus d'enfants allergiques. « Il y a vraiment beaucoup d'allergies diverses aux aliments, aux plantes, aux insectes », souligne la directrice du camp de jour Keno, Johanne Doyon.
Présentement, certains camps de jour et terrains de jeux de Québec interdisent à leurs moniteurs de procéder à l'injection d'épinéphrine pour éviter de commettre un « acte médical illégal ».
Cette interdiction inquiète l'Association québécoise des allergies alimentaires (AQAA). Selon sa directrice générale, Diane Dubord, il est plus sécuritaire que ce soit un adulte qui procède à l'injection.
« Un jeune enfant de 4, 5, 6 ou 7 ans, s'il a des picotements, s'il étouffe et tout ça, je ne suis pas certaine qu'il va détecter les symptômes d'un choc anaphylactique », affirme-t-elle.
Diane Dubord souhaite que le gouvernement du Québec adopte une politique unique semblable à celle qui existe en Ontario.