Un pas est franchi pour la réouverture de la Stadacona

L'usine Stadacona de Papiers White Birch. L'usine Stadacona de Papiers White Birch.

Des progrès ont été réalisés ces derniers jours dans les négociations entre Papiers White Birch et le syndicat des employés. Ces progrès ne sont cependant pas encore assez substantiels pour garantir la relance de l'usine Stadacona, à Québec.

Les parties étaient de retour devant le juge Robert Mongeon de la Cour supérieure du Québec, vendredi matin, à Montréal.

Le syndicat des employés et Papiers White Birch se sont finalement entendus sur la question des régimes de retraite pour les usines de Rivière-du-Loup et de Gatineau. Rappelons que la réouverture de la Stadacona reste conditionnelle à un accord sur cette question.

Une entente est donc intervenue, mais l'accord doit être transmis à la Régie des rentes du Québec, qui devra donner son autorisation. « On présume que ça devrait être une formalité, mais c'est une étape importante à franchir et pour nous, on croit sincèrement qu'on a rencontré les objectifs de la Régie », indique Renaud Gagné, vice-président au Québec du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier.

Devant les progrès rapportés vendredi matin, le juge Robert Mongeon a accepté d'accorder un autre sursis à Papiers White Birch. L'entreprise peut donc bénéficier de la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers jusqu'au 24 juillet.

Réactions des travailleurs

De nombreux travailleurs syndiqués de la Stadacona étaient au palais de justice de Montréal pour assister à l'audience de vendredi matin. Ils demeurent prudents au sujet des progrès réalisés.

À l'instar de plusieurs collègues, Serge Gaulin, un travailleur licencié de la Stadacona, est loin de crier victoire. « À mes oreilles, ça sonne comme le mois passé, le mois d'avant, puis l'autre mois d'avant. C'est redondant », déplore-t-il.

Ce dernier tient à préciser que pour les travailleurs licenciés, le quotidien n'est pas réjouissant. Plusieurs d'entre eux ne toucheront plus de prestations d'assurance-emploi à la fin du mois d'août. Ils devront alors se tourner vers l'aide sociale, dit M. Gaulin.

« C'est toujours : "On est très proche de la vérité, M. le juge, mais ça nous prend encore un petit peu de temps." Là, dans un petit peu de temps, la plupart des licenciés syndiqués vont faire des demandes d'aide sociale. Ça, c'est la vraie vérité. »