Un parachutiste de 47 ans, Marc Gilbert, est mort dimanche après-midi à Lévis à la suite d'un saut qui a mal tourné. Le drame est survenu au moment où il s'adonnait à une nouvelle discipline risquée : le pilotage de voilure (swooping).
Le Service de police de la Ville de Lévis (SPVL) a été appelé à intervenir à 16 h 15 sur le chemin Ville-Marie, dans le secteur Pintendre. Le parachutiste venait de rater son atterrissage. La victime est un homme d'expérience dans le domaine. Il cumulait en effet plus de 3000 sauts.
À l'arrivée des policiers, Marc Gilbert, originaire de Québec, était toujours vivant, mais il était inconscient et s'était infligé de nombreuses blessures apparentes. Son décès a été constaté à l'hôpital.
L'accident est survenu au centre de formation en parachutisme Para Québec. Il s'agit d'une nouvelle école mise sur pied en novembre 2011.
Selon Patrick Coupal, copropriétaire du centre de formation en parachutisme Para Québec, Marc Gilbert, qui était un ami, a peut-être mal évalué l'altitude lors de son approche au sol.
« Je sais que son parachute a fonctionné [...] Quand il est arrivé près du sol, s'il y a eu une défaillance ou quelque chose, personne ne l'a vu. Il y a un témoin qui a vu qu'il était au-dessus des arbres, vraiment bas, et qu'il battait des pieds. Ça laisse croire à un problème d'altitude peut-être quand il a engendré son virage », dit M. Coupal.
Ce dernier ajoute que Marc Gilbert avait réalisé au moins une centaine de sauts semblables à celui qu'il a effectué dimanche.
Le SPVL et le coroner ont ouvert une enquête afin de déterminer les causes exactes de l'accident. Cette tragédie porte à au moins six le nombre de décès de parachutistes survenus au Québec depuis quatre ans. Trois de ces six décès sont survenus dans la région de Québec.
François Leblanc, un ami de la victime.
Pilotage de voilure
Le pilotage de voilure est une nouvelle discipline du parachutisme qui consiste à exécuter des manoeuvres de précision lors de l'atterrissage.
Lorsque le parachutiste est à environ 1000 pieds d'altitude, il effectue un virage rapide pour augmenter la vitesse de sa chute et, ultimement, pratiquer un atterrissage en survitesse.
François Leblanc, un autre ami de la victime, ne croit pas qu'une défaillance technique soit à l'origine du drame survenu dimanche. « Dans le cas de l'accident d'hier, c'est évident que l'équipement n'est aucunement en cause. C'est un saut de swoop qui a été manqué, qui s'est mal terminé », dit-il.
« On atteint des vitesses en swoopant des vitesses de 90 et peut-être même plus de 100 km/h », précise M. Leblanc.