Les étudiants aux Études supérieures de l'Université Laval ont voté de nouveau pour la grève vendredi dernier
Le recours à une loi spéciale dans le conflit étudiant semble avoir pris de court les établissements d'enseignement. La direction de l'Université Laval affirme qu'il est trop pour savoir ce qu'il adviendra des sessions en cours.
L'Université Laval compte 14 811 étudiants en grève, dont la majorité est inscrite à la maîtrise et au doctorat.
Le projet de loi spéciale, dont certains détails seulement sont connus, prévoit la suspension de la session d'hiver dans les établissements en grève. À moins de la conclusion d'une entente entre la direction des établissements, les étudiants et les professeurs, les cours reprendront en août et se termineront à la fin de septembre. La session d'automne s'amorcera en octobre.
Aux services des communications de l'Université Laval, on attend toujours de connaître la teneur exacte de la loi spéciale avant de dire quels seront les effets sur la rentrée à l'automne.
L'AELIES mécontente
À l'Association des étudiants et étudiantes de Laval inscrits aux Études supérieures (AELIES), qui représente 11 000 étudiants en grève, le dépôt du projet de loi spéciale n'est pas bien reçu.
Le vice-président aux affaires internes de l'AELIES, François Talbot, craint que la décision du gouvernement affecte l'image du Québec auprès des étudiants étrangers. « Ca sonne traumatisme tout ça là. Ce qui se passe est très grave. [...] J'ai hâte de voir ce qui va se passer par rapport même au plan international, comment ça peut résonner un tel choix. »
Sur le campus, les avis sont partagés. Des étudiants sont d'accord avec le dépôt d'un projet de loi spéciale, tandis que d'autres pensent qu'il s'agit d'une mauvaise solution.
Malentendu sur un règlement anti-masque
Par ailleurs, il y a eu malentendu, jeudi, au sujet d'un projet de règlement sur les manifestations qui sera déposé mardi au conseil municipal de Québec. Un article de ce règlement voulait interdire le port d'un masque lors de manifestation sur le territoire de la ville de Québec.
Toutefois, selon Paul-Christian Nolin, attaché de presse du maire Labeaume, ce dernier a récemment demandé que l'article soit retiré. La requête du maire de Québec ne se serait cependant pas rendue aux membres de l'exécutif.
En entendant circuler jeudi dans les médias l'information selon laquelle la Ville voulait adopter un règlement anti-masque, le maire Labeaume a demandé de faire corriger le projet de règlement. « Le maire qui, au moment de l'adoption, était en réunion avec le chef de police a souhaité que cet article soit retiré du règlement qui va être déposé au conseil mardi, mais l'information n'a pas été transmise aux membres de l'exécutif, qui l'ont entériné sans savoir. Quand on en a pris connaissance, on a tout simplement averti que pour l'instant, cet article ne serait pas proposé au conseil mardi », a précisé M. Nolin.
Pour l'instant, il n'est donc pas question d'empêcher le port du masque lors de manifestations à Québec.