Droits de scolarité : les manifestations étudiantes se poursuivent

Les étudiants ont tenu plusieurs manifestations, jeudi Les étudiants ont tenu plusieurs manifestations, jeudi

Les étudiants de la région de Québec ont poursuivi leurs manifestations, jeudi, pour dénoncer la hausse des droits de scolarité.

Une cinquantaine d'entre eux ont manifesté durant environ une heure, en matinée, devant la permanence du Parti libéral, sur le chemin Sainte-Foy à Québec.

Munis de pancartes et scandant des slogans, ils ont bloqué l'accès à l'édifice, qui abrite aussi des entreprises et des commerces. Ils ont toutefois reçu un avis d'éviction et se sont dispersés dans le calme.

Les étudiants ont bloqué les accès à l'édifice qui abrite la permanence du Parti libéral. Les étudiants ont bloqué les accès à l'édifice qui abrite la permanence du Parti libéral.

Ils réclamaient non seulement le recul du gouvernement Charest quant à sa décision de hausser les droits de scolarité, mais aussi la gratuité scolaire. Les étudiants dénoncent ce qu'ils appellent la marchandisation de l'éducation par le gouvernement Charest.

La manifestation a dérangé des travailleurs. « On paye des impôts, on paye une partie de leurs études, mais aujourd'hui, on ne payera pas parce qu'on ne gagne pas de sous. Qu'ils revendiquent là où il y a vraiment des bureaux gouvernementaux. C'est un bureau électoral ici. Il n'y a jamais personne dans le bureau. Ils ont le droit, mais ne bloquez pas les civils qui veulent aller travailler », a protesté un employé, Martin Thériault.

Un peu plus tôt sur l'avenue Honoré-Mercier, des étudiants en architecture de l'Université Laval ont tenu une autre manifestation. Ils comptent distribuer au cours de la journée de 500 à 1000 cale-portes dans les édifices publics, sur la colline Parlementaire et dans les centres commerciaux. Ils veulent ouvrir les portes des édifices publics pour représenter symboliquement l'ouverture de l'accès à l'éducation.

Manifestation des étudiants en relations industrielles Manifestation des étudiants en relations industrielles

En après-midi, une quinzaine d'étudiants en relations industrielles de l'Université Laval ont posé un geste symbolique pour démontrer leur opposition à la hausse des droits de scolarité. Ils se sont rendus au 200 chemin Sainte-Foy, édifice qui abrite les bureaux du ministère du Travail, pour remettre 325 demandes de conciliation fictives pour insister sur l'importance d'ouvrir le dialogue. Ils ont réussi à remettre leurs lettres à un fonctionnaire. L'activité s'est déroulée dans le calme.

Par ailleurs, les étudiants ont souligné que les contraventions distribuées mercredi n'ont pas miné le moral des manifestants. Ils ont ajouté qu'elles ne changeront pas non plus leur stratégie. « Malgré toutes les tentatives de nous donner des amendes et tout, on va continuer exactement dans la même direction », a indiqué une manifestante.

Deuxième vote au Cégep de Sainte-Foy

Quant à eux, les étudiants du Cégep de Sainte-Foy, qui ont déjà dit non à la grève contre la hausse des droits de scolarité, doivent à nouveau se prononcer jeudi.

Deux questions leur seront posées. Ils devront indiquer s'ils sont en faveur d'une grève renouvelable de trois jours à compter du 4 avril et s'ils sont d'accord pour une levée de cours le 4 avril fin de permettre aux étudiants d'aller manifester à Sherbrooke.

Jean-Frédéric Moreau, de l'Association étudiante du Cégep de Sainte-Foy, explique que le comité se devait de tenir ce deuxième vote, par voie électronique.

« On a reçu au conseil exécutif une pétition réclamant la tenue d'un second vote. Elle a été signée par 629 étudiants membres de l'Association étudiante. Donc, cette pétition respectait les normes et dans ce cas-là, le conseil exécutif a le mandat d'organiser une assemblée générale », dit-il.

Des milliers d'étudiants au Québec continuent de manifester afin de maintenir la pression contre la décision du gouvernement Charest de hausser les droits de scolarité.