La papetière Stadacona
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Jacques Boissinot
Un vaste mouvement de retraités est en train de s'organiser pour changer les règles du jeu en cas de faillite ou de restructuration d'une entreprise.
Le regroupement des retraités de l'usine Stadacona s'apprête, avec d'autres groupes, à lancer la lutte sur deux fronts. Les retraités demandent d'abord au gouvernement fédéral de faire en sorte que les régimes de retraite deviennent des créanciers garantis, tel que le propose le Nouveau Parti démocratique (NPD).
Au niveau provincial, ils demandent des changements législatifs pour empêcher que leur régime de retraite soit amputé à une table de négociations, sans qu'ils ne soient consultés.
Les négociations qui se poursuivent avec Papiers White Birch pourraient éventuellement toucher les 850 retraités de l'usine Stadacona. Une entente de principe ne sera jamais soumise à leur approbation, déplore Gilles Bédard, président du Regroupement de retraités de la Stadacona. « Qu'on n'ait pas un mot à dire dans ca, c'est affreux. On est un plus grand nombre de retraités actuellement qu'il y a de travailleurs donc, les travailleurs décident ce qui se passe pour tout le monde ».
L'Association des retraités d'AbitibiBowater, à Donnacona, a bien l'intention de joindre le mouvement, mentionne son porte-parole, Gilles Papillon. « C'est ce que nous, on a reproché dans tout ce qui est arrivé avec AbitibiBowater. Ce qu'on disait et ce qu'on dénonçait en priorité, c'était le fait que ces décisions-là avaient été prises sans jamais consulter les retraités et même avoir essayé de les rencontrer et de les informer », dit-il.