Usine Stadacona à Québec
Les négociations ont repris dans la plus grande discrétion entre le syndicat des travailleurs et Papiers White Birch pour tenter de sauver l'usine Stadacona de Québec. Un service de presse new-yorkais, spécialisé dans les restructurations d'entreprises, a toutefois réussi à obtenir des détails sur la contre-offre déposée par le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP) à la fin de janvier.
Dans un article publié par Debtwire, deux sources proches du dossier affirment que le SCEP serait prêt à accepter une baisse de 10 % du régime de retraite des employés. Il serait donc capitalisé à 90 %.
Papiers White Birch aurait plutôt offert d'ajouter plus de 5,5 millions de dollars dans le régime pour atteindre une capitalisation de 83 %. Avec cette offre, la diminution représenterait environ 17 % pour les retraités. Le syndicat aurait par la suite formulé une autre proposition en reprenant son exigence de 90 %, mais en offrant de nouvelles concessions notamment sur les heures de travail.
Toujours selon l'article de Debtwire, les parties se seraient donné jusqu'au lundi 13 février pour en arriver à une entente.
Papiers White Birch refuse de confirmer ces informations. La compagnie et le syndicat se sont engagés à ne faire aucun commentaire tant que les négociations se poursuivront.
Le NPD dépose une motion
La fermeture de l'usine Stadacona de Papiers White Birch a été débattue à la Chambre des Communes, jeudi. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) demande à la Chambre d'adopter une motion pour condamner la fermeture de l'usine de Québec.
Le NPD exige aussi des changements à la loi sur l'investissement. L'opposition souhaite que les acquéreurs étrangers prennent des engagements fermes, notamment quant à la protection des emplois au Canada. « On veut régler comme problème tout d'abord la loi sur Investissement Canada qui est vraiment, vraiment trop légère, qui ne protège pas suffisamment nos joyaux, on pourrait parler de prise en otage, et qui ne contraint pas surtout le ministre à examiner les transactions d'investisseurs étrangers », a dit le député de Beauport-Limoilou, Raymond Côté.
La motion spécifie que les amendements devraient être déposés d'ici 90 jours.
Le gouvernement conservateur compte toutefois s'y opposer, a laissé entendre le ministre de l'Industrie, Christian Paradis. « Au beau milieu du plus grand ralentissement économique, le NPD voudrait mettre des bâtons dans les roues des entreprises qui veulent créer de l'emploi. Ils veulent faire du Canada un endroit moins attrayant pour l'investissement », a lancé M. Paradis.
Rappelons que Papiers White Birch a annoncé le 13 janvier la fermeture permanente de son usine de Québec, au lendemain du rejet à 90 % par les 600 travailleurs de l'offre dite finale de l'employeur.
Quelques jours plus tard, les dirigeants de Papiers White Birch ont accepté d'entreprendre un blitz de négociations de deux semaines avec le syndicat qui représente les employés de ses trois usines au Québec.