La policière de Québec Sandra Dion demande au gouvernement fédéral d'intervenir pour empêcher le transfert d'une personne coupable d'agression à moins de 50 kilomètres de la résidence de sa victime.
Sandra Dion a rencontré jeudi, à Ottawa, des représentants du ministre de la Sécurité publique. Elle espère faire modifier la loi pour que les victimes d'actes criminels soient entendues lorsque leurs agresseurs sont remis en liberté. « Quand vient le temps de libérer les individus dans des maisons de transition, il faut s'assurer du point de vue de la victime. Il faut s'assurer si la victime est à l'aise. Pour moi, c'était important de faire une représentation pour qu'il y ait une modification de la loi en ce sens », affirme Mme Dion.
Cette dernière est ressortie satisfaite de la rencontre. Elle croit que le gouvernement conservateur est sensible aux demandes des victimes et qu'il peut changer la loi pour qu'elles puissent faire valoir leurs droits.
Elle craint pour sa vie
La policière a entrepris cette démarche parce qu'elle redoute le transfert prochain de son agresseur dans une maison de transition non loin de sa résidence. Laurent Minier, un homme souffrant de problèmes mentaux, a agressé Sandra Dion en 2002 avec un tournevis. Il doit être transféré en avril à la maison de transition Marcel-Caron située à moins d'un kilomètre de chez elle.
La policière craint pour sa vie et juge cette situation inacceptable. Elle fait valoir que les rapports des services correctionnels sont peu rassurants. Ils indiquent que Laurent Minier représente un risque élevé de récidive.
Laurent Minier n'a pas encore été transféré en maison de transition puisque les Services correctionnels ont décidé de réévaluer son dossier.