Installation gaz de schiste
Après les citoyens de Longueuil, ceux de Saint-Flavien ont aussi fait connaître leur opposition au gaz de schiste, mercredi soir, lors d'une consultation du Comité d'évaluation environnementale.
Environ 80 personnes étaient présentes à cette réunion publique. Plusieurs personnes ont réitéré leurs craintes face aux conséquences de l'exploitation du gaz de schiste sur l'environnement et sur l'eau potable et les nappes phréatiques.
Des citoyens se sont par ailleurs dit contre la tenue même des consultations tenues par le Comité d'évaluation environnementale sur le gaz de schiste. Ce comité, composé de 11 personnes, a été mandaté par le gouvernement pour évaluer les impacts et déterminer les conditions pour l'exploitation du gaz de schiste.
Or, plusieurs citoyens ont soulevé un doute quant à l'impartialité des membres du comité. Marie-Ève Doré, porte-parole du Comité de vigilance du gaz de schiste de Lotbinière-Bécancour, estime le processus biaisé.
« Il n'y a aucun membre de la population, ni aucun agriculteur qui est présent sur le comité. La personne qui est là pour l'environnement n'est pas reconnue par les groupes environnementaux et en plus sur le conseil, il y a une lobbyiste du gaz de schiste d'Alberta », fait valoir Mme Doré.
Les citoyens demandent la démission des membres du Comité d'évaluation environnementale.
Ils ont par ailleurs aussi dénoncé le fait que l'assemblée publique ait été tenue le même soir que la réunion des maires de la MRC. Aucun élu ne pouvait être sur place.
Mardi, une soixantaine de personnes ont participé à la séance d'information et d'échange qui se tenait à Longueuil. Les participants ont réaffirmé qu'aucune étude ne les ferait changer d'idée. Ils ont réclamé un moratoire sur l'exploitation et l'exploration du gaz de schiste.
Le Comité d'évaluation environnementale sur le gaz de schiste se déplace jeudi soir à Bécancour. Des citoyens promettent de manifester.