Québec établit des lignes directrices pour guider le dépistage du cancer du col de l'utérus auprès des femmes actives sexuellement.
Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, en a fait l'annonce mardi matin. Les nouvelles lignes directrices fixent l'âge recommandé ainsi que la fréquence pour subir les tests de dépistages.
Le ministère de la Santé recommande aux femmes de 21 ans à 65 ans, actives sexuellement, de subir un test cytologique. Ces femmes devraient par ailleurs refaire le test tous les deux ou trois ans, plutôt que chaque année.
Les femmes dont le test s'avère positif devraient toutefois continuer de le subir annuellement.
L'objectif est de réduire les tests inutiles et d'augmenter le taux de dépistage du cancer du col de l'utérus, explique de Dr Luc Boileau de l'Institut national de santé publique. « On observe qu'il y a pour certaines femmes du surdépistage et pour d'autres, il n'y en a pas assez. Alors, les lignes directrices ont pour objectif de régulariser la situation d'abord auprès des cliniciens, mais également auprès des femmes pour comprendre qu'il n'y a pas d'utilité de le faire [le test] toutes les années ou très tôt dans la vie ou très, très tard », explique le Dr Boileau.
Avec ses nouvelles lignes directrices, Québec espère augmenter le taux de dépistage qui est actuellement de 73 %.
Québec compte sur les infirmières
Afin d'augmenter l'accès aux tests cytologiques, Québec autorisera des infirmières à faire les prélèvements, à recevoir les résultats et à diriger les patientes vers des examens plus poussés.
Un comité permanent est formé pour conseiller le ministre et évaluer les performances de ces nouvelles directives et les ajuster au besoin.