Les « indignés » de Québec fixés sur leur sort ce matin

le campement des « indignés » à Québec le campement des « indignés » à Québec

Les quelque 50 manifestants du mouvement « Occupons Québec » qui campent dans le Jardin de Saint-Roch depuis 12 jours devraient être fixés jeudi matin sur leur sort.

Une rencontre d'urgence a eu lieu mercredi après-midi à l'hôtel de ville de Québec. À la sortie de cette réunion, le maire de Québec, Régis Labeaume, n'a pas voulu dire si une décision avait été prise sur le sort des indignés de Québec. Il a cependant été très clair sur le fait que la situation est très préoccupante.

« On vous revient là-dessus. C'est très, très préoccupant. » — Régis Labeaume, maire de Québec

Un employé des communications de la Ville de Québec a confirmé à Radio-Canada qu'une nouvelle rencontre aura lieu jeudi matin. Une décision pourrait vraisemblablement être prise à ce moment. On saura à cet instant si les indignés de Québec seront expulsés.

Les indignés de Québec campent depuis 12 jours dans le Jardin Saint-Roch. Les indignés de Québec campent depuis 12 jours dans le Jardin Saint-Roch.

La rencontre de mercredi après-midi est survenue après qu'une équipe du Service de protection contre l'incendie de la Ville de Québec ait examiné mercredi le campement des manifestants à la suite d'un début d'incendie survenu mardi.

Les inspecteurs ont visité tout le campement. Ils ont pris des photos et posé plusieurs questions. Les manifestants, quant à eux, se sont montrés disposés à effectuer quelques changements sur le site. Les « indignés » ont promis notamment d'éloigner les poêles à bois des sources de danger. Ils se sont dits prêts à déplacer les tentes pour faciliter le travail des pompiers et des services d'urgence au besoin.

Des veilleurs de nuit ont par ailleurs commencé à sillonner le site, mardi, pour s'assurer que le campement est sécuritaire.

Toute cette opération a été déclenchée par des événements survenus au cours des derniers jours. Outre le début d'incendie, la Ville de Québec a reçu une mise en demeure de la compagnie Kevlar, propriétaire du stationnement souterrain dans le Jardin de Saint-Roch. L'entreprise veut s'assurer que la Ville de Québec assumera sa responsabilité en cas d'incident.

Ainsi, pour des raisons de sécurité, la Ville de Québec n'écarte pas la possibilité d'expulser les « indignés de Québec ».

Le porte-parole de la Ville de Québec, Jacques Perron, explique que les risques d'incendie sont bien présents. « Il faut comprendre que dans ce lieu-là où il y a des étincelles, il y a des feux à ciel ouvert, il y a des tentes en nylon rapprochées les unes des autres, ça peut constituer un risque important. »

Actes de vandalisme?

Julien Lapierre Julien Lapierre

Les manifestants affirment qu'au cours des deux deniers jours, leurs installations ont été la cible d'actes de vandalisme. Selon un des manifestants, Julien Lapierre, des toiles utilisées par les abris des campeurs ont notamment été déchirées. « Il y a eu deux, trois événements, hier matin, qui se sont passés en même temps, alors, on soupçonne qu'il y a des gens qui arrivent ici organisés un petit peu pour saboter les installations », dit-il.

Bien que la Ville doute que le début d'incendie ait été causé par un acte de vandalisme, la police de Québec va tout de même augmenter la surveillance du campement.

Pour sa part, la Ville de Québec analysera le rapport d'inspection des pompiers et les avis juridiques avant de décider si elle évincera ou non les manifestants.