Mises en échec chez les peewees : la décision de Hockey Québec ne fait pas l'unanimité

Jeune hockeyeur

La décision de Hockey Québec d'imposer le jeu avec contact pour les joueurs de catégorie peewee de niveau élite (11-12 ans) continue de soulever la controverse.

Jusqu'ici, le droit de donner des mises en échec commençait à la catégorie bantam.

Les opposants à toute forme de violence au hockey voient dans la décision de l'organisme une porte ouverte pour autoriser les mises en échec dans la catégorie peewee élite.

Pour Jacques Brodeur, porte-parole de la fondation Edupax dédiée à la prévention de la violence juvénile dans les sports, la décision de Hockey Québec met en danger la santé des joueurs de 11 et 12 ans, notamment ceux au petit gabarit.

« Certains d'entre eux ont la taille adulte, ce qui fait que chez les 11-12 ans, l'écart de taille et de poids entre les joueurs met en péril les plus petits », dit-il.

« L'apprentissage de la mise en échec, ça peut très bien se faire à partir de 13 ans. Ça pourrait même se faire plus tard et si on le permet à 11-12 ans, tout ce qu'on va obtenir, c'est qu'on va éliminer de plus en plus tôt des jeunes qui normalement auraient pu progresser dans le hockey mineur et avoir accès à la Ligue nationale. » — Jacques Brodeur, porte-parole de la fondation Edupax

Si certains déplorent la décision de Hockey Québec, d'autres s'en réjouissent. C'est notamment le cas de Patrick Dom, directeur général du Tournoi international de hockey peewee de Québec.

Ce dernier soutient que dans 90 % de cas, les commotions cérébrales sont causées par des gestes qui n'ont rien à voir avec les mises en échec, comme les coups de bâton ou les coups de coude.

Patrick Dom est d'avis qu'il faut bien enseigner aux jeunes la mise en échec pour prévenir les blessures graves.

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