Le printemps tardif, la pluie et le temps froid que connaît le Québec ont des conséquences sur la culture maraîchère.
L'apparition des fraises et des asperges locales dans nos marchés publics se fera plus tardivement cette année.
Le sol humide pose notamment problème parce qu'il est impossible d'utiliser de la machinerie lourde dans les champs, explique Louis Gauthier, directeur général des fraises de l'île d'Orléans. « Il est très difficile d'effectuer les travaux aux champs pour l'implantation des nouvelles fraisières ou que ce soit des semis de céréales, c'est la même chose. Pour éviter la compaction des sols, il faut attendre que le terrain sèche », explique-t-il.
Néanmoins dans la région de Québec, la situation est moins inquiétante qu'ailleurs. La fin de semaine dernière par exemple, la région de Québec n'a reçu que 5 millimètres de précipitations comparativement à 60 millimètres en Montérégie.
Vincent Méthot est producteur de fraise. Il reconnaît que sa production accuse du retard, mais il ne s'en fait pas pour la saison. « Pour la fraise d'été, le temps va venir puis elle va faire son temps pareil. La fraise d'automne va être un petit peu retardée, c'est-à-dire que les rendements vont être un petit peu moindres que l'année passée », dit-il.
Les premières fraises locales devraient être prêtes la deuxième semaine de juin.
L'an dernier, certaines variétés étaient disponibles dès le 25 mai. Toutefois, comparativement aux dix dernières années, la production n'accuse qu'une semaine de retard.