Les affiches électorales du candidat Pascal-Pierre Paillé.
À l'ère des médias sociaux et d'Internet, les candidats semblent moins pressés de se disputer les meilleurs emplacements pour installer leurs affiches électorales.
La campagne électorale a démarré en pleine fin de semaine, mais la traditionnelle guerre des pancartes en milieu urbain semble se faire attendre à Québec.
Chez les conservateurs, le député sortant de la circonscription Lévis-Bellechasse, Steven Blaney, reconnaît qu'il faudra encore quelques jours avant de voir apparaître des pancartes des candidats conservateurs. « Dans les prochains jours, ils vont se mettre en production. On va être bons pour occuper le territoire, mais on a encore cinq semaines devant nous », soutient Steven Blaney.
Le candidat du Bloc Québécois dans Louis-Hébert, Pascal-Pierre Paillé, a été l'un des premiers à installer ses pancartes électorales. Même s'il croit toujours en leur utilité, il a aussi l'intention de faire campagne sur YouTube et les médias sociaux.
La candidate libérale Martine Gaudreault n'a pas tardé à installer ses pancartes électorales.
La candidate libérale, Martine Gaudreault, aussi, a rapidement installé ses pancartes dans la circonscription de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles. Une tournée de la ville de Québec démontre qu'elle est l'une des premières à avoir bougé, du moins pour le Parti libéral du Canada.
Le spécialiste du marketing Luc Dupont n'est pas surpris de constater ce contraste par rapport aux années passées.
« L'arrivée des médias sociaux a certainement joué un rôle important dans la non-rapidité avec laquelle on se plaît à les apposer ces fameuses affiches-là. À une certaine époque, l'affiche était un passage obligé en n'oubliant jamais que c'est un média qui date de la fin du 19e siècle, début du 20e siècle » explique Luc Dupont.
Le coût de fabrication et d'installation des pancartes explique aussi que les affiches soient moins populaires auprès des candidats.