Rabaska n'est pas mort, disent les promoteurs

Tire de la presentation 3d Projet de terminal méthanier Rabaska

Le projet Rabaska est mis en veilleuse, mais il ne faut pas le considérer comme mort et enterré, soutiennent les promoteurs du projet de port méthanier à Lévis.

Le président de Rabaska, André L'Écuyer, réagit ainsi aux propos de la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau. La ministre a affirmé, mercredi, que la construction d'un port méthanier à Lévis n'avait plus sa raison d'être dans l'état actuel du marché. Même à plus long terme, la ministre croit que le gaz de schiste répondra aux besoins du Québec.

André L'Écuyer n'est pas d'accord avec les propos de la ministre. Il admet que les conditions actuelles ne sont pas favorables, mais il précise que les conditions pourraient changer de façon imprévisible. De plus, André L'Écuyer ne croit pas que le gaz de schiste puisse rapidement répondre aux besoins énergétiques du Québec. « Il y a 11 puits. Il n'y en a aucun en production depuis quelque temps. De dire que ça va noyer le marché, on est loin, loin de là », dit-il.

Rabaska continue de se préparer. L'entreprise a notamment finalisé l'achat de terrains pour construire le terminal méthanier. Le président L'Écuyer mentionne qu'une vingtaine de propriétés ont été achetées.

Les opposants encouragés

Pour leur part, les opposants au projet Rabaska se réjouissent des propos de la ministre Normandeau. Jacques Levasseur de l'Association pour la protection de l'environnement de Lévis invite maintenant le gouvernement à aller plus loin. « Pour nous, de voir la reconnaissance de la difficulté d'implanter Rabaska un jour par la ministre Normandeau, c'est une des grandes nouvelles venant de la part du gouvernement libéral et c'est suffisant pour qu'on se réjouisse, sans pour autant s'en contenter. »

Jacques Levasseur croit que le gouvernement doit maintenant retirer les autorisations accordées à Rabaska.