Gaz Métro s'affaire actuellement à obtenir les autorisations nécessaires à la construction d'un gazoduc en vue de l'exploitation du gaz de schiste dans Lotbinière.
Gaz Métro était devant la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) jeudi matin. L'entreprise conteste un avis de la CPTAQ concernant son projet de gazoduc pour transporter le gaz naturel qui sera éventuellement extrait de puits de gaz de schiste à Saint-Édouard-de-Lotbinière et à Leclercville.
Dans une décision préliminaire, la CPTAQ a donné son feu vert pour la construction du pipeline de 28 km de Gaz Métro. Toutefois, l'organisme impose des conditions jugées trop contraignantes par Gaz Métro, notamment en ce qui concerne la profondeur d'enfouissement du gazoduc.
Gaz Métro souhaite que la CPTAQ traite sa demande comme un prolongement de son réseau actuel de distribution et non comme un premier réseau de distribution de gaz de schiste.
Pierre-Yves Boivin, de Gaz Métro, fait valoir que la CPTAQ ne devrait pas imposer de règles plus sévères sous prétexte qu'il s'agit de gaz de schiste. « Le gaz de schiste, c'est du gaz naturel. Une fois qu'il entre dans notre réseau, il a les mêmes caractéristiques que n'importe quelle autre molécule de gaz naturel et donc, nous, on design un réseau qui permet de le distribuer à la clientèle du Québec de la même façon. Dans ce sens-là, ce n'est pas un premier projet de distribution de gaz au Québec », fait valoir M. Boivin.
Normand Côté de l'Union des producteurs agricoles, demande pour sa part le maintien des conditions imposées par la CPTAQ, afin qu'un précédent soit établi. « Moi, j'ai un autre puits dans la MRC de l'Érable qui va, tantôt peut-être, demander à être raccordé. C'est sûr que je vais demander que l'entente qui était là soit appliquée pour la profondeur là aussi », mentionne M. Côté.
La CPTAQ se donne jusqu'en avril pour rendre sa décision.