La Régie du logement présente ses estimations

Logements à Québec Logements à Québec (archives)

La Régie de logement vient de publier ses estimations pour les augmentations de loyer, en 2011. Les augmentations moyennes établies en vertu du Règlement sur les critères de fixation de loyer vont de 0,5 % à 2,7 %, selon les modes de chauffage.

Il s'agit de l'augmentation de base, qui ne tient pas compte des rénovations ou des hausses de taxes.

Les groupes de défense des locataires en profitent pour dénoncer à nouveau les hausses de loyer abusives depuis le début de la pénurie de logements. Selon François Saillant, du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), la hausse des loyers ne correspond pas à l'augmentation de la rémunération moyenne des résidents sur une période de dix ans. « Les loyers ont augmenté de 34,5 %, mais la rémunération hebdomadaire moyenne des gens qui ont un revenu de travail a augmenté de 27 % et quand les gens sont à l'aide sociale, le revenu a augmenté uniquement de 18 %. Alors, on peut voir jusqu'à quel point ces gens-là qui avaient déjà de la difficulté à payer leur loyer, à quel point cette difficulté s'est agrandie », soutient M. Saillant.

Les groupes de locataires continuent de réclamer un véritable contrôle des loyers au Québec.

La Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) réclame elle aussi des changements à la méthode de calcul de la hausse des loyers qui date des années 70. La CORPIQ souhaite que l'entretien du parc immobilier soit encouragé, indique le directeur des communications, Hans Brouillette. « C'est une méthode de fixation qui est complètement désuète, qui ne prévoit pas de taux suffisants pour récupérer les investissements en rénovation », fait valoir M. Brouillette.

À Québec, le coût moyen d'un logement de quatre pièces et demie est de 676 $.