Le début de la contamination en question

L'avocat des citoyens au procès contre le gouvernement fédéral sur l'eau contaminée au TCE L'avocat des citoyens au procès contre le gouvernement fédéral sur l'eau contaminée au TCE

Le témoignage de l'hydrogéologue s'est poursuivi mercredi au palais de justice de Québec lors du procès en recours collectif intenté par les citoyens de Shannon. L'expert tente de démontrer que la contamination au trichloréthylène (TCE) est antérieure aux années 90.

L'expert Robert Chapuis, embauché par les membres du recours collectif, a évalué les concentrations de TCE dans le sol et la progression du contaminant depuis la source jusqu'aux puits de Shannon. M. Chapuis s'est basé sur les mêmes données que celles utilisées par le gouvernement fédéral. Or, ses conclusions diffèrent.

L'expert, qui dit avoir soulevé des erreurs dans les méthodes de calculs et dans l'échantillonnage de l'eau, conclut que le TCE a voyagé trois fois plus vite que ce que prétend le gouvernement. Selon lui, l'exposition des citoyens au TCE est donc plus longue que ce qu'estime le gouvernement fédéral.

Le professeur Chapuis, un expert qui enseigne à l'école Polytechnique de Montréal depuis plus de 25 ans, a été embauché à quelques reprises par des pétrolières pour évaluer des sols contaminés. Il a été reconnu comme un témoin expert par la partie adverse.

Les audiences de nouveau ralenties

À la reprise du procès mercredi matin, les deux parties ont débattu de l'ordonnance qui empêche plusieurs citoyens d'assister au procès sur la contamination de l'eau de Shannon, retardant ainsi le témoignage de l'hydrogéologue.

Le juge Bernard Godbout veut statuer sur cette question avant de poursuivre les témoignages des prochains experts. Une ordonnance d'exclusion des témoins de la salle d'audience, une procédure normale, a été prononcée dès le début du procès. Or, le juge a soulevé mardi la possibilité de lever cette ordonnance.

La défense s'oppose pour sa part à ce que des résidents, qui pourraient être appelés à témoigner, puissent suivre les procédures. La défense a fait valoir que cette disposition permet d'éviter qu'un témoin éventuel soit influencé par la preuve présentée.

Les avocats du recours collectif veulent quant à eux que les citoyens puissent assister aux procédures. À tout le moins, ils souhaitent que l'ordonnance soit modifiée pour que les témoins puissent entendre les experts.

Le juge Godbout rendra sa décision jeudi. Il a pris soin de souligner mercredi que ce genre de débats, bien qu'ils retardent en quelque sorte les audiences, étaient habituels dans un procès aussi complexe.

Mardi, le témoignage de l'hydrogéologue a été retardé de quelques heures en raison d'un débat sur l'utilisation du logiciel de présentation PowerPoint.