L'usine d'AbitibiBowater à Donnacona
Les anciens travailleurs d'AbitibiBowater doivent faire un choix difficile quant aux indemnités de départ qui leur seront versées. Ils ne recevront qu'une fraction de ce qui leur est dû et, de plus, ils doivent choisir entre recevoir de l'argent ou se voir attribuer des actions.
Les anciens travailleurs d'AbitibiBowater doivent faire un choix quant aux indemnités de départ qui leur seront versées. Ils doivent choisir entre recevoir de l'argent ou se voir attribuer des actions.
L'un d'eux, Robert Desroches, à qui AbitibiBowater doit 32 000 $ en indemnités de départ, s'est vu offrir entre 7 et 21 % de ce montant, ou des actions de la compagnie. « C'est un coup de dé, en somme. On ne sait pas s'ils vont payer. On ne sait pas s'ils vont faire faillite », a-t-il d'abord laissé entendre, avant d'admettre qu'il a finalement choisi l'argent. « Les actions, d'après moi, ça ne vaut rien », a-t-il dit.
Un autre ancien travailleur, Roger Motard, choisit quant à lui de prendre des actions. « Je vais essayer des actions. Je pense que je n'ai pas grand-chose à perdre là-dedans. Oui, j'ai à perdre, mais là où on en est rendu. »
Quant au président du syndicat des travailleurs de l'usine d'AbitibiBowater à Donnacona, Robert Drolet, il se limite à donner quelques explications à ses anciens collègues.
Il constate que les anciens travailleurs oscillent entre la colère et le dépit.
« Ils nous ont fermés et là, en plus, il faut payer pour les sortir du trou. »
Les travailleurs devront prendre leur décision avant le vote des créanciers sur le plan de restructuration de l'entreprise.