La question de la construction des fosses septiques dans les bassins versants des rivières Saint-Charles et Montmorency est pratiquement résolue. Les élus de la Communauté métropolitaine de Québec appuient à l'unanimité le projet de règlement intérimaire pour protéger les bassins versants des deux cours d'eau.
Les élus de la Communauté métropolitaine de Québec appuient à l'unanimité le projet de règlement intérimaire pour protéger les bassins versants des rivières Saint-Charles et Montmorency. En vertu de ce règlement, les fosses septiques seront permises, mais à certaines conditions.
En vertu de ce règlement, les fosses septiques seront permises, mais à certaines conditions. Le maire de Québec, Régis Labeaume, explique que la construction de fosses septiques sera beaucoup plus encadrée.
« Elles seront bâties là où elles ne causeront pas de dommages. Quelqu'un qui se construit un terrain dans ce territoire-là devra prévoir une première fosse septique et une deuxième dans 20 ans », dit le maire de Québec.
Des mesures sont également prévues pour éliminer le phosphore. « C'est aussi important que les règlements sur les fosses septiques. Il faut diminuer la pollution par le phosphore de nos cours d'eau, sinon, on va se ramasser avec des lacs verts », lance Régis Labeaume.
Il s'agit d'une demi-victoire pour la Ville de Québec, qui souhaitait bannir les fosses septiques. Malgré tout, le vice-président du comité exécutif, François Picard, est fier du chemin parcouru. « Il n'y a pas une région au Québec où on a fait un aussi grand pas au niveau de la gestion par bassin versant. On va être la référence », s'enorgueillit-il.
Le ministère des Affaires municipales dispose de 60 jours pour entériner ou modifier le règlement. Le préfet de la municipalité régionale de comté (MRC) de la Jacques-Cartier, Jacques Marcotte, presse Québec d'agir dans ce dossier. « Il faut que le ministre un moment donné aille de l'avant rapidement. Sinon, ça continue de geler le développement sur le territoire. Ça, ce n'est pas souhaitable chez nous », dit-il.
Ce dernier craint également que les MRC n'aient pas assez de personnel pour faire respecter le règlement, un document complexe de 62 pages.