La population est sous le choc

Hôpital de Baie-Saint-Paul Hôpital de Baie-Saint-Paul

Plusieurs citoyens de Baie-Saint-Paul s'interrogent sur la décision du gouvernement de démolir l'hôpital parce qu'il représente un trop grand danger en cas de séisme. La décision crée une onde de choc dans la population, et certains se demandent si cette mesure est nécessaire.

La décision de démolir l'hôpital de Baie-Saint-Paul crée une onde de choc dans la population. Pour rassurer la population, le gouvernement a demandé à la Sécurité civile d'étudier la résistance sismique d'autres édifices.

La plupart se disent inquiets et affirment avoir de la difficulté à croire que l'hôpital sera démoli. Certains pensent que ce projet représente une dépense inutile, soutenant que les risques d'écroulement de l'édifice sont minimes. D'autres disent que c'est nécessaire pour la sécurité.

De plus, des citoyens se questionnent sur la possibilité que d'autres édifices s'effondrent. Leurs inquiétudes concernent, par exemple, l'église, l'école et leur propre résidence qui, disent-ils, sont construites sur le même type de sol que l'hôpital.

À ce sujet, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a affirmé dimanche que le ministère de la Sécurité civile a été mandaté pour étudier la résistance sismique d'autres immeubles.

Accès aux soins de santé

Toutefois, la principale inquiétude des résidents de la région concerne l'accès aux soins de santé. Certains craignent que l'accès aux soins soit réduit, tandis que d'autres font confiance aux autorités.

« On va aller ailleurs, on n'aura pas le choix. Les malades, le temps de se rendre ailleurs, est-ce qu'ils vont avoir le temps de se rendre? », demande un résident. « Il va falloir vivre avec ça. Probablement que le ministère va s'organiser pour que ça roule, pour qu'il y ait quelque chose de potable pour nous, ici », affirme un autre.

De leur côté, les autorités affirment qu'elles feront le nécessaire pour maintenir les services de proximité.

Les hôpitaux vulnérables

Selon une étude réalisée par les firmes Tecsult/Aecom et EMS, les hôpitaux de La Malbaie et de Baie-Saint-Paul risquent fort d'être endommagés si un séisme d'importance survient dans la région de Charlevoix. Le deuxième risque même de s'effondrer.

Les résultats ce cette étude ont été dévoilés samedi lors d'une conférence de presse à laquelle prenaient part le ministre de la Santé, Yves Bolduc, et la chef de l'opposition péquiste et députée de Charlevoix, Pauline Marois.

Les bâtiments de l'hôpital de Baie-Saint-Paul ont été construits à une époque où les normes parasismiques étaient inexistantes. Or, ces structures s'élèvent sur un sol essentiellement composé d'argile et de sable, ce qui les rend particulièrement vulnérables.

Il faut rappeler que la région de Charlevoix est assise sur une zone sismique parmi les plus actives au Canada. La dernière fois qu'un séisme d'importance a secoué Charlevoix date de 1925. Étant donné qu'un tel séisme est enregistré une fois aux 100 ans, il est urgent que les travaux commencent à Baie-Saint-Paul, a affirmé le ministre Bolduc samedi.