L'Université Laval réplique à la FEUQ

Denis Brière, recteur de l'Université Laval Denis Brière, recteur de l'Université Laval

La direction de l'Université Laval, la Confédération des associations d'étudiants et d'étudiantes de l'Université Laval (CADEUL) et l'Association des étudiantes et étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AÉLIÉS) s'inscrivent en faux contre les propos tenus plus tôt cette semaine par la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).

L'administration et les associations étudiantes de l'Université Laval s'inscrivent en faux contre les propos tenus plus tôt cette semaine par la Fédération étudiante universitaire du Québec concernant le travail de gestion des universités de la province.

Alors que la FEUQ affirme que les universités font de mauvais choix de gestion et gaspillent des fonds publics, l'administration et les associations étudiantes de l'Université Laval défendent, au contraire, que les universités québécoises sont bien gérées et qu'elles souffrent plutôt de sous-financement chronique.

Cette réaction fait suite à l'annonce de la FEUQ, qui dévoilait lundi ses intentions de tenir les recteurs à l'oeil afin de dénoncer les cas de mauvaise gestion des institutions.

En fait, la fédération étudiante profite des Audiences de la Loi 95, au cours desquelles les dirigeants des universités de la province doivent rendre compte de la gestion de leur établissement, pour lancer un site Internet sur lequel seront dévoilés certains choix, discutables selon la FEUQ.

La FEUQ note par exemple que les frais de scolarité augmentent de 6 % par année depuis trois ans, alors que la masse salariale des cadres a augmenté de 83 % de 1997 à 2004.

La fédération estime que le vrai débat est souvent contourné et espère que cette initiative forcera les responsables universitaires à revoir la gestion de leurs établissements.

L'Université Laval a d'ailleurs comparu mercredi en commission parlementaire pour rendre compte de sa gestion.

Le recteur de l'université, Denis Brière, a profité de l'occasion pour démentir les affirmations de la FEUQ et suggérer l'adoption d'une loi qui obligerait les entreprises à investir un pourcentage de leur masse salariale dans le réseau universitaire, ce qui, selon lui, permettrait de régler le problème de sous-financement des universités une fois pour toutes.