Reportage de Radio-Canada du 13 février 2009
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Photo: AFP/Joel Robine (archives) |
Trois études menées par l'Institut national de Santé publique du Québec concluent qu'il n'existe aucun lien entre les nombreux cas de cancer à Shannon, près de Valcartier, dans la région de Québec, et la contamination de l'eau au trichloréthylène (TCE).
Cette contre-expertise effectuée par la Santé publique statue que les travaux des experts retenus par le regroupement des citoyens de Shannon surestiment le niveau moyen de contamination de l'eau au TCE.
Selon la Santé publique, la méthode utilisée par ces experts est inadéquate et les calculs n'auraient pas été effectués dans les règles de l'art. Les experts se seraient notamment trompé sur la concentration de TCE dans l'eau de Shannon, dans l'évaluation du risque de cancer et dans l'analyse des cas de cancer.
Elle soutient également que des cas de cancer reliés au TCE ne peuvent apparaître en quelques années seulement, et qu'il est impossible de conclure à un lien de causalité entre les cas de cancer rapportés à Shannon et une trop forte exposition au TCE.
La porte-parole du regroupement des citoyens de Shannon, Marie-Paule Spieser, se dit choquée par ces nouveaux résultats. Elle demeure convaincue qu'il y a plus de cas de cancer à Shannon qu'ailleurs.
Ce qu'on demande depuis le début, c'est de venir sur le terrain et de compter le nombre de cancers. C'est tout ce qu'on demande.
— Marie-Paule Spieser
Il faut rappeler que les travaux qui ont été mis de l'avant par le regroupement des citoyens concluent que le taux de cancer est plus élevé dans la municipalité de Shannon que dans les autres municipalités en raison de la présence de TCE dans la nappe phréatique.
La présence de TCE dans l'eau découlerait des activités menées par la base militaire de Valcartier.
Les avocats du gouvernement fédéral et du regroupement des citoyens de Shannon refusent de commenter les résultats de ces études menées par l'Institut national de Santé publique du Québec.