Des appareils fiables, disent les experts

Appareil Beaver Un appareil DHC 2 Beaver de la compagnie Aviation Batiscan.

Des experts et des pilotes ne remettent pas en cause la fiabilité de l'appareil de type Beaver qui a été impliqué dans deux accidents aériens mortels en moins d'une semaine au Québec.

Malgré les deux accidents, l'appareil de type Beaver est encore considéré aujourd'hui comme l'avion de brousse par excellence au Canada. Il n'est donc pas question de l'envoyer à la ferraille.

« Il décolle beaucoup plus rapidement à plus faible vitesse. Donc, on a besoin parfois de distances de décollage beaucoup plus courtes », explique Alexandre Saint-Gelais, pilote d'hydravion chez Aviation Batiscan dans Saint-Raymond de Portneuf.

« Il n'y a pas d'équivalent. Les équivalents sont plus gros, mais ils ne sont pas équivalents. Ils demandent plus de temps, plus long de piste pour se poser et ils sont beaucoup plus dispendieux », dit pour sa part John McKenna, président et chef de la direction de l'Association du transport aérien du Canada.

Conçu après la Deuxième Guerre mondiale, l'appareil a bénéficié d'un moteur plus puissant que prévu. À la fin du conflit, la société Pratt et Withney faisait face à un important surplus de production.

Un appareil polyvalent

Le Beaver peut se poser sur la terre, sur l'eau ou sur la neige. Ses qualités ont d'ailleurs poussé l'armée américaine à s'en servir durant les guerres de Corée et du Vietnam. Il s'agit donc d'un avion mythique qui donne du panache aux expéditions de pêche vers les grands espaces canadiens.

Bas prix à l'achat et fiabilité : voilà des raisons qui expliquent pourquoi les petites compagnies touristiques, qui tournent au ralenti durant l'hiver, gardent leur préférence pour le fameux hydravion.

S'il a fait ses preuves, le modèle est tout de même vieillissant. Tôt ou tard, l'industrie touristique devra renouveler sa flotte avec un nouveau type d'appareil.