La vieillesse repoussée à 80 ans

Un couple de personnes âgées   © iStockphoto

Un sondage CROP dévoilé vendredi constate que la plupart des baby-boomers se sentent beaucoup plus jeunes qu'ils le sont en réalité.

Un sondage dévoilé vendredi révèle que la plupart des baby-boomers se sentent beaucoup plus jeunes qu'ils le sont en réalité, et qu'ils fixent l'âge de la vieillesse à 80 ans.

En fait, les personnes de 50 à 64 ans ont l'impression qu'elles ont dix ans de moins. Les baby-boomers fixent l'âge de la vieillesse à 80 ans et croient pour la plupart qu'ils atteindront cet âge en bonne santé.

Quand on leur demande comment ils se voient à 75 ans, ils répondent qu'ils aideront leurs proches, qu'ils prendront part à des activités et qu'ils pratiqueront des sports.

D'autre part, la majorité des quelque 1,6 million de baby-boomers aura un jour ou l'autre besoin des services publics de santé. Or, la pression risque d'être forte dans 15 ans et les ressources insuffisantes pour répondre à la demande, affirme le président de la firme CROP, Alain Giguère.

« « Il y a plus de la moitié des gens qui s'attendent à ce que l'État leur rende des services. Je ne crois pas que l'État va avoir, dans ces années-là, les ressources suffisantes pour accommoder tous ces besoins-là. C'est l'héritage d'une société qui s'attendait autrefois que leur gouvernement leur rende des services. » » — Alain Giguère, président de la firme CROP

L'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux pense qu'il faudra revoir l'offre de services pour permettre aux gens de demeurer autonomes le plus longtemps possible.

Selon la directrice générale de l'association, Lise Denis, la solution passe par la prévention. « Ça va nous amener à revoir notre offre de services. Ce à quoi il faut travailler, c'est à rabaisser le nombre de personnes qui risquent d'avoir des besoins. »

Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, n'est pas inquiet. « On a encore le temps de voir venir, ça se fait sur plusieurs années. Notre planification tient compte du fait que la population va être plus âgée », dit-il.

Par ailleurs, moins d'une personne sur trois investit dans des régimes enregistrés d'épargne-retraite (REER).