La Financière agricole du Québec et l'Union des producteurs agricoles (UPA) se livrent un véritable bras de fer, concernant le Programme d'assurance stabilisation des revenus.
La Financière agricole du Québec et l'Union des producteurs agricoles (UPA) se livrent un véritable bras de fer, au sujet du programme d'assurance stabilisation des revenus des agriculteurs.
Depuis quelques années, environ 20 % des revenus des producteurs de porcs proviennent des coffres de l'État. Le gouvernement offre plus encore pour l'agneau et le veau d'embouche.
En somme, Québec, via la Financière agricole, compense les pertes des producteurs en situation de crise.
Or, en novembre dernier, le gouvernement a effacé le déficit de plus d'un milliard de la Financière en l'ajoutant à la dette consolidée de la province. Du même coup, Québec a décidé de changer les règles du jeu et souhaite maintenant abaisser la couverture d'assurance.
Une décision qui, selon l'UPA, risque d'acculer des milliers d'agriculteurs à la faillite. Ses membres ont donc déposé une pétition, signée par 22 000 producteurs, pour demander au gouvernement de retirer la mesure.
Selon l'UPA, la crise est terminée. « Tenant compte du contexte, les prix devraient se redresser dans les prochaines années et on ne revivra pas les crises de prix qu'on a connu dans les cinq dernières années », a avancé le président de l'UPA, Christian Lacasse.
Or, la bataille est difficile pour l'UPA qui, il y a tout juste deux ans, contrôlait le conseil d'administration de la Financière agricole du Québec. L'équilibre est revenu, mais les relations sont plus tendues que jamais. Les invectives fusent.
La Financière agricole du Québec accuse l'UPA de mener une campagne de désinformation. Elle a d'ailleurs envoyé une mise en demeure à certains membres de l'Union, dans laquelle elle réclame des excuses publiques pour les faussetés qui auraient, semble-t-il, été répandues par l'UPA.
Cette chicane place le gouvernement provincial dans une situation inconfortable. Pour tenter de calmer le jeu, Québec a créé un comité, qui ne dispose toutefois pas d'échéancier, chargé d'étudier les positions des deux parties.