![]() Terrassement Portugais Des pratiques remises en questionMise à jour le mardi 2 mars 2010 à 9 h 12 Exclusif
Radio-Canada a appris qu'une entreprise, Terrassement Portugais, qui a obtenu des contrats de la Ville de Québec, paierait en partie ses employés au noir. Une enquête a effectivement permis de démontrer que l'entreprise, qui a notamment travaillé sur la promenade Samuel-De Champlain, déjouerait les règles depuis des années. « Oui, il y a beaucoup de travail au noir. Toutes les heures supplémentaires se trouvent à être au noir », a admis Gaston Marcoux, ex-opérateur de machinerie chez Terrassement Portugais. Un témoignage d'ailleurs corroboré par plusieurs de ses anciens collègues. En 10 ans, la compagnie d'aménagement paysager a été reconnue coupable de 14 infractions associées au travail au noir, notamment de l'embauche d'ouvriers sans certificats de compétences. Or, cela n'a pas empêché l'entreprise d'obtenir des contrats à la Ville de Québec d'une valeur d'environ 30 millions de dollars en trois ans. En 2008, au Québec, plusieurs entrepreneurs en construction ont commis de multiples infractions à la Loi sur les relations de travail. Depuis, les règles ont été resserrées, mais le spécialiste du travail au noir, Jean Sexton, craint que ces mesures ne suffisent pas à dissuader les entreprises délinquantes. « Il faut quand même avoir du monde. Il faut quand même des inspecteurs. Il faut avoir des moyens, il faut aller en cour, etc. », a-t-il noté. Terrassement Portugais a fait aussi l'objet d'une perquisition des autorités fédérales en décembre. Le président de l'entreprise réfute les allégations de travail au noir. D'après un reportage de Cathy Senay Console Audio-vidéo
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