![]() Étudiants en enseignement Mobilisation devant l'Assemblée nationaleMise à jour le jeudi 18 février 2010 à 13 h 30
Quelque 200 étudiants en enseignement ont manifesté jeudi en fin d'avant-midi devant l'Assemblée nationale, afin de réclamer une compensation financière du gouvernement du Québec pour leur quatrième et dernier stage en milieu de travail. Au cours de ce stage, les étudiants en enseignement doivent prendre une charge d'enseignement complète. Ces derniers affirment qu'avec le temps dévolu à la préparation des cours et à la correction ils travaillent jusqu'à 50 heures par semaine. La plupart d'entre eux doivent donc abandonner l'emploi à temps partiel qu'ils occupaient pendant leurs études et, conséquemment, s'endetter. La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) avait d'ailleurs réalisé un sondage à cet effet, en 2006, selon lequel 55 % des étudiants en enseignement étaient forcés de renoncer à leur travail pendant ce dernier stage. Les étudiants sollicitent donc une rémunération durant les stages. « On sait que les stagiaires qui travaillent pour le gouvernement à titre de fonctionnaire, dans plusieurs ministères, sont rémunérés. On sait également que tous les stagiaires qui sont dans le domaine privé sont rémunérés. Là, ce qu'on remarque dans le fond c'est que les stages non rémunérés sont généralement du domaine public, des métiers qui étaient traditionnellement réservés aux femmes », a affirmé le président de la FEUQ, Jean Grégoire. Les étudiants calculent que le gouvernement devrait débourser, sous forme de salaires ou de bourses, 3500 dollars par étudiant. Cela représente 16 millions de dollars par année pour l'ensemble des étudiants. Console Audio-vidéo
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