![]() Industrie funéraire Vert, du berceau à la tombeMise à jour le mercredi 17 février 2010 à 13 h 15
L'industrie de la mort s'engage tranquillement dans le virage vert. À Québec, la Coopérative funéraire des Deux Rives privilégie désormais des méthodes de gestion et des pratiques funéraires plus écologiques. Ses responsables envisagent même d'offrir un nouveau procédé pour la disposition des corps. En effet, c'est que l'inhumation et la crémation ont toutes les deux, pour différentes raisons et à différents niveaux, un impact néfaste sur l'environnement. Les thanatologues pensent toutefois avoir trouvé un nouveau moyen plus écologique de disposer des corps des défunts. Il s'agit de la resomation, une hydrolyse alcaline, qui consiste à dégrader le corps par chauffage dans une solution de potasse sous pression. « Le corps est devenu liquéfié. Il reste seulement les os qui sont passés dans un broyeur et déposés dans une urne qui est remise à la famille », explique le directeur général de la coopérative funéraire, Garry Lavoie. La resomation, ajoute-t-il, permettra également de récupérer certaines prothèses. « Une hanche en acier ou en titane dans la resomation c'est comme flambant neuf. On peut réutiliser la hanche et l'envoyer au Tiers-Monde, à des endroits où ils ne peuvent pas se payer ça », a avancé M. Lavoie. Pour l'instant, au Québec, trois morts sur quatre sont incinérés. Les autres sont inhumés. Console Audio-vidéo
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