L'avenir du Squat Basse-Ville pourrait être compromis. En effet, la Régie du bâtiment vient de lancer un véritable ultimatum à l'organisme du quartier Saint-Roch qui vient en aide aux jeunes fugueurs.
La Régie du bâtiment alloue deux semaines à l'organisme pour effectuer de dispendieux travaux, afin de mettre ses locaux aux normes, sans quoi Squat Basse-Ville devra fermer définitivement ses portes.
Les régisseurs allouent deux semaines à l'organisme pour effectuer des travaux, dont les coûts sont évalués à 300 000 dollars, afin que les locaux répondent aux normes du Code du bâtiment.
« C'est notre budget de fonctionnement et on n'y arrive déjà pas. On vient de finir notre année financière et on est à peu près à 15 000 dollars de déficit. Quand on me dit que ça monte autour de 300 000 dollars, je me dis : "dites-nous de fermer et ça va être la même affaire" », a lancé la directrice générale de Squat Basse-Ville, Louise Fortin.
Pourtant, il y a deux ans, l'organisme avait conclu une entente avec la régie qui l'autorisait à faire seulement les travaux essentiels. Squat Basse-Ville avait alors dû installer des lumières d'urgence ainsi que des détecteurs de fumée dans chaque pièce et prévoir un accès pour sortir par le presbytère de l'église Saint-Roch en cas de feu.
En échange, la Ville et la Régie du bâtiment s'étaient engagées à tolérer la présence de l'organisme jusqu'à ce qu'il se trouve de nouveaux locaux.
Cette volte-face prend par surprise Louise Fortin, qui affirme ignorer la raison pour laquelle l'entente ne tient plus, mais qui suppose que l'organisme qu'elle dirige ne cadre plus avec le Nouvo Saint-Roch.
« Tout d'un coup, ça devient urgent qu'on s'en aille d'ici. On sait qu'il y a d'autres organismes qui ont été poussés à partir aussi. C'est peut-être à notre tour de s'en aller. On est d'accord pour quitter, mais pour aller dans un endroit adéquat où on va pouvoir répondre à notre mission », a-t-elle avancé.
En juillet dernier, le Squat Basse-Ville a présenté un projet de déménagement dans le Vieux-Limoilou à la Ville de Québec. Louise Fortin attend toujours une réponse.