Québec
Régie du logement
Des locataires mécontents
Mise à jour le mardi 9 février 2010 à 15 h 56
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(archives)
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Des groupes de locataires ont manifesté, mardi, devant les bureaux de la Régie du logement à Québec, ainsi qu'à Hull, Montréal, Trois-Rivières et Valleyfield, afin de dénoncer les délais d'attente de l'administration.
Ces derniers réclament que la Régie du logement traite leurs requêtes plus rapidement.
« Quand on a de la moisissure plein les murs, que les enfants sont malades, qu'il y a des dégâts d'eau à répétition, les délais d'attente moyens sont de 16 mois, mais ça peut aller jusqu'à 20, 22, 24 mois d'attente aussi », déplore la coordonnatrice du Bureau d'animation information logement de Québec, Nicole Dionne.
Or, les régisseurs sont débordés. Depuis 10 ans, le nombre de requêtes a grimpé de 25 %. Les locataires en sont conscients. Ils croient toutefois que les propriétaires sont favorisés.
« La Régie n'a pas compensé en ajoutant un nombre de régisseurs adéquats. Ils ont choisi d'entendre davantage des causes en non-paiement de loyer que d'entendre des causes sur la moisissure ou l'état des logements », soulève Mme Dionne.
De son côté, le porte-parole de la Régie, Jean Pierre Leblanc, reconnaît qu'il y a un problème. Il nuance toutefois les propos des manifestants. « Pour l'ensemble des causes, le délai est plutôt de neuf mois. Ça exclut les causes en non-paiement de loyer. On est en train de trouver des solutions pour revenir à une moyenne plus acceptable », défend-il.
Les locataires réclament que les causes affectant leur sécurité et leur santé soient entendues dans un délai de 72 heures. Ils souhaitent également que tous les autres dossiers soient traités à l'intérieur de trois mois. Ces demandes sont toutefois jugées irréalistes par la Régie du logement.